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La CFDT veut abaisser les seuils de pollution dans le métro

La CFDT dénonce une exposition à la pollution inacceptable des travailleurs souterrains, qui œuvrent notamment dans le rer et le métro. 

La CFDT veut abaisser les seuils de pollution dans le métro adisa / istock.

  • Publié 02.04.2019 à 09h59
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"Le seuil d'exposition auquel sont soumis notamment les travailleurs souterrains, est très très fort, est inacceptable, c'est vrai aussi d'ailleurs pour les voyageurs", a expliqué à RFI le secrétaire général de la CFDT.

"Les seuils ça sert à mesurer, s'ils sont trop hauts, on dit vous êtes exposés mais ça n'est pas très grave, en fait l'impact sur la santé il est énorme. Il faut baisser les seuils et trouver les politiques qui permettent que la pollution de l'air dans le métro soit beaucoup moins forte qu'elle ne l'est aujourd'hui", poursuit Laurent Berger.

Des particules qui pénètrent dans l’appareil respiratoire

Le syndicat va déposer un recours devant le Conseil d'Etat pour forcer l’Etat à baisser les seuils réglementaires d'exposition à la pollution des salariés des gares, métros et souterrains. Cette pollution aux particules fines, déjà pointée du doigt par la CFDT en 2015, est produit principalement par la circulation et le freinage des trains, RER ou métros.

"Dans les enceintes ferroviaires souterraines, la pollution chimique de l’air est dominée par la problématique des particules. La concentration des particules mesurée dans l’air est souvent exprimée en PM10 et en PM2,53 : il s’agit de particules qui pénètrent dans l’appareil respiratoire, capables de se déposer au niveau des alvéoles pulmonaires pour ce qui est de la fraction la plus fine (PM2,5)", indiquait l’anses en 2015.  

Concentrations supérieures 

"Les concentrations massiques de PM10 et PM2,5 mesurées dans les enceintes ferroviaires souterraines en France et à l’étranger sont très supérieures à celles mesurées dans l’air extérieur, même à proximité du trafic routier, et à celles mesurées dans l’air intérieur des logements", ajoutait-elle.

28 000 personnes travaillent régulièrement dans ces souterrains, dont plus de 26 000 en Ile-de-France.  Les concentrations moyennes en "poussières totales et alvéolaires de l'atmosphère inhalée par un travailleur, évaluées sur une période de huit heures ne peuvent dépasser respectivement 10 et 5 milligrammes par mètre cube d'air, dans les locaux à pollution spécifique", selon le code du travail.

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