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QUESTION D'ACTU

3 cas suspectés

Furosémide : la piste de l'acte de malveillance

Après la mort suspecte d'un patient, l'enquête se poursuit sur le site de production du diurétique Furosémide, où s'est produite l'erreur de conditionnement. 


  • Publié 10.06.2013 à 17h28
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Les inspecteurs de l'Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) sont toujours ce lundi 10 juin dans l'usine de conditionnement des laboratoires Teva, à Sens (Yonne), pour tenter de comprendre comment des pilules de somnifère ont pu être mélangées à des diurétiques dans plusieurs lots écoulés en France depuis mars. Deux lots suspects du diurétique Furosémide Teva 40 mg, de 95.000 boîtes chacun, ont en effet été retirés de la vente vendredi dernier après l'alerte d'une patiente qui disait souffrir d'une somnolence inhabituelle.

 

Une enquête judiciaire a par la suite été ouverte ce dimanche par le pôle santé publique du parquet de Marseille après la mort suspecte d'un homme de 91 ans chez lequel les policiers ont retrouvé des boîtes entamées de Furosémide. « L'homme aurait succombé à un oedème pulmonaire, qui pourrait être consécutif à l'arrêt du traitement par Furosémide »,  a déclaré dimanche soir à l'AFP le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, au vu des résultats de l'autopsie. Les analyses toxicologiques doivent avoir lieu « dans les prochains jours », a-t-il alors indiqué. Au nombre des pistes envisagées, un acte de malveillance apparaît « plausible », a confié François Chast, chef du service de pharmacie clinique à l'hôpital Cochin-Hôtel Dieu, à Paris.

 

Ecoutez le Pr François Chast:  chef du service de pharmacie clinique à l'hôpital Cochin-Hôtel Dieu (Paris) : « Il y a peut être eu un ou des actes de malveillance pour tromper la vigilance du laboratoire. il n'est pas possible qu'au sein d'un lot il y ait des comprimés qui soient tantôt bon tantôt mauvais. Ces élements traduisent qu'à un moment c'est une main humaine qui a fait ce qu'il ne fallait pas faire »

 

Enfin, selon France 3 Picardie et Libération, deux nouveaux cas suspects, dont un décès, pourraient être liés à l'erreur de conditionnement détectée sur le diurétique. Jointe par l'Agence Presse Médicale, l'Ansm ne pouvait pas ce lundi après-midi confirmer ou infirmer l'existence de ces deux cas, indiquant toutefois être en lien avec la direction générale de la santé (DGS) sur le sujet. Egalementé contactée par l'APM, la DGS n'a pas été en mesure de commenter le dossier.

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