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Les couche-tard ont une mortalité plus élevée que les autres

Selon, une étude menée sur plusieurs milliers de britanniques, les couche-tard ont un risque de mourir plus tôt augmenté de 10% par rapport aux autres. Explications. 

Les couche-tard ont une mortalité plus élevée que les autres OcusFocus / iStock

  • Publié le 12.04.2018 à 17h55
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  • Mise à jour le 13.04.2018 à 08h27
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L'horloge biologique interne est un élément très intelligent de notre organisme qui régule notre température corporelle et nos cycles de sommeil sur une durée de 24 heures.

Une étude britannique publiée ce jeudi dans la revue Chronobiology International avance que le risque de mortalité est 10% plus élevé chez les personnes qui se couchent tard, par rapport à celles qui se levent et se couchent tôt. Et ce, notamment à cause du dérèglement de leur horloge interne.

Les chercheurs ont étudié les cas de 500 000 personnes âgées de 38 à 73 ans, parmi lesquelles 27% se définissaient comme étant "du matin", 35% "plus du matin que du soir", 28% "plus du soir que du matin" et enfin, 9% reconnaissaient être "du soir". Au cours de cette étude de 6 ans et demi, 10 500 décès ont été déclarés, dont 2 127 liés à des maladies cardiovasculaires. 

L'hygiène de vie

"Les noctambules qui tentent de vivre dans un monde du matin peuvent en subir les conséquences sur leur santé, explique Kristen Knutson, co-auteure de l'étude. Il se pourrait que les personnes couche-tard aient une horloge biologique interne qui ne correspond pas à leur environnement externe". 

La spécialiste évoque une série de mauvais comportements associés comme le manque d'exercice physique, de sommeil ou encore le fait de se nourrir en décalé. Les couches-tard sont par ailleurs plus sujets à développer du diabète, des troubles neurologiques, gastro-intestinaux, respiratoires ou psychologiques. 

Ce type de personne est également  plus enclin à fumer, boire de l'alcool, consommer de la caféine et des drogues. En somme, leur hygiène de vie associée au dérèglement de leur horloge interne fragiliserait leur organisme. 

Que faire lorsque notre horloge interne est perturbée ?

La question se pose en particulier chez les travailleurs de nuit, dont le rythme est inversé. Les êtres humains étant diurnes, le fait de rester éveillé la nuit peut perturber leur horloge biologique. Une étude canadienne s’est justement penchée sur la question en 2015.

Les résultats ont démontré que les horloges biologiques périphériques, qui sont localisées dans certaines cellules sanguines, pouvaient être synchronisées par l’administration de glucocorticoïdes - des hormones, naturellement produites par le corps. Mais tout ceci mérite d'être approfondi avec de nouvelles études.

Recevoir régulièrement la lumière du jour est nécessaire à notre horloge interne. N'hésitez pas à faire le plein de lumière dès le matin, notamment en hiver où il est tout de même important de sortir en profiter. L'activité physique, décrocher des écrans et se lever tôt même lorsqu'on ne travaille pas permet également de régulariser son horloge interne. De même, mangez saint et à heures fixes pour habituer votre organisme. Vous vous sentirez mieux. 

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