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QUESTION D'ACTU

Décalage horaire

Horloge biologique : l’heure des repas est importante

En mangeant à heures fixes, il serait possible de limiter les effets du décalage horaire sur l'horloge biologique.

Horloge biologique : l’heure des repas est importante dmitrimaruta/Epictura

  • Publié 04.06.2017 à 14h51
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Alors que les vacances d’été approchent, et que beaucoup vont découvrir des pays lointains et souffrir du décalage horaire, les résultats d’une étude britannique pourrait aider certains d'entre eux à limiter son impact sur l’horloge biologique.

Des chercheurs de l’université de Surrey (Royaume-Uni) conseillent en effet aux personnes qui en souffrent de manger à heures fixes. Cette petite mesure permettrait d’aider à la resynchroniser.

Plusieurs horloges

Le rythme circadien dépend chez l’homme d’une horloge principale, dans le cerveau, et d’horloges périphériques situées dans d’autres parties du corps, et dont la synchronisation s’effectue avec des signaux extérieurs : la lumière principalement, mais aussi l’alimentation.

Dans leur étude, parue le 1er juin dans la revue Current Biology, les chercheurs ont analysé les effets du décalage de 5 heures de la tenue des trois repas quotidiens, sur 13 jours.

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Un dérèglement localisé

Le changement d’horaire n’a pas semblé influer sur l’état de fatigue ou de faim des participants, ni même sur l’horloge centrale : les évolutions des taux de mélatonine et de cortisol, deux hormones qui y sont liées, sont restées inchangées.

En revanche, lorsque les repas étaient consommés 5 heures plus tard, ils se sont aperçus que les rythmes d’évolution des taux de sucre dans le sang étaient décalés, de plus de 5 heures. L’expression d’un gène, PER2, qui code la production d’un marqueur de l’horloge biologique, l’était, elle, d’environ une heure pendant la phase d’alimentation décalée.

Stratégie de synchronisation

« Nous avions anticipé un délai dans les rythmes après les repas tardifs, mais l’ampleur des changements dans les rythmes de sucre dans le sang nous a surpris, explique Jonathan Johnston, chercheur en neurologie et en chronobiologie à l’université de Surrey, et l’un des auteurs de l’étude. Nous avons aussi été étonnés de voir que les autres rythmes métaboliques, y compris ceux de l’insuline et des triglycérides, ne bougeaient pas. »

Ces résultats suggèrent que les personnes dont l’horloge biologique est décalée pourraient bénéficier d’une prise de repas à heures fixes. Les travailleurs aux « trois huit », par exemple, pourraient utiliser cette mesure dans une stratégie globale de resychronisation des horloges biologiques.

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