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Survie

Mieux vaut ne pas avoir un arrêt cardiaque la nuit ou le weekend à l’hôpital

Par Mégane Fleury

Selon une étude, la survie après un arrêt cardiaque est meilleur en semaine à l’hôpital, et plus particulièrement dans la journée.

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50 000 personnes chaque année sont victime d’un arrêt cardiaque en France. La survie en cas d’arrêt cardio-respiratoire est fortement liée à la rapidité de prise en charge par une équipe soignante.
Des chercheurs américains ont étudié la survie lorsque cela arrive au sein d’un hôpital. Elle est meilleure en semaine et en journée. Les résultats ont été publiés dans le Journal of the American College of Cardiology.

50% des arrêts cardiaques à l’hôpital ont lieu pendant des périodes creuses

Les scientifiques ont réalisé plusieurs catégories temporelles, pour mieux comparer les taux de survie selon les périodes de travail et les périodes de creux. Les périodes de travail sont comprises entre 7 heures du matin et 22h59, du lundi au vendredi. En dehors de ces horaires, ce sont des périodes creuses.
« Environ 50% des arrêts cardiaques à l’hôpital ont eu lieu pendant des heures « creuses ». En déterminant comment le taux de survie a évolué ces dernières années, on va pouvoir identifier quels efforts il est possible de réaliser en termes d’amélioration de la qualité », explique l’auteur principal de cette recherche, Uchenna R. Ofoma.

Des mesures pour améliorer le taux de survie

Ils ont étudié 151 071 patients, de 18 ans minimum, et qui ont fait un arrêt cardiaque à l’hôpital entre janvier 2000 et décembre 2014. Le taux de survie pendant les heures creuses s’est amélioré de 10 points sur la période. Mais il reste de 3,8 % inférieur à celui des heures travaillées.
Les chercheurs proposent plusieurs explications et solutions pour améliorer ce taux de survie : changer les équipes la nuit et le weekend, le nombre d’infirmier(e)s par patient est plus réduit sur les périodes creuses. Par ailleurs, ce type d’organisation du travail, en roulement, est reconnu comme ayant un impact sur les performances et les capacités psycho-motrices.

En France, c’est justement la surcharge de travail et le manque d’effectif que dénoncent depuis plusieurs semaines les personnels des services d’urgence. Des conditions de travail difficiles, et qui, surtout, peuvent dégrader la qualité des soins.