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Dans le sevrage

E-cigarette : le Royaume-Uni la recommande pendant Stoptober

Pour la première fois, le Royaume-Uni encourage à utiliser la cigarette électronique dans le cadre du mois sans tabac, Stoptober.

E-cigarette : le Royaume-Uni la recommande pendant Stoptober librakv/epictura

  • Publié 24.09.2017 à 16h30
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Un mois pour arrêter de fumer : voilà le défi qu’a lancé le Royaume-Uni à ses citoyens en 2012. Voilà six ans que Stoptober rencontre un franc succès. Au point de faire des émules à l’étranger. La France a suivi l’exemple en 2016.

En ce mois d’octobre 2017, notre voisin outre-Manche va encore faire figure de modèle. Pour la première fois, l’usage de la cigarette électronique est ouvertement recommandé aux fumeurs.

Le spot qui sera diffusé dès le 1er octobre ne laisse aucun doute sur le sujet : l’e-cigarette est enfin reconnue comme l’une des multiples méthodes permettant d’arrêter de fumer. L’appareil fait maintenant partie du quotidien, et le clip le représente bien. Au fil de la vidéo, un homme est filmé en train de jardiner, son dispositif à la main.

Non remboursée

Le site de la campagne évolue lui aussi. Un espace complet est consacré aux vapoteurs. On y retrouve le témoignage de Mark, qui a eu recours à la vape afin de ne pas craquer. Le fonctionnement d’une e-cigarette est rapidement expliqué, sans évacuer la question des risques.

« Utiliser une cigarette électronique n’est pas totalement sans risque, mais celui-ci ne représente qu’une partie des dangers associés au tabagisme », précise le site web. De fait, l’absence de monoxyde de carbone dans la vapeur est une avancée considérable. Mais les autorités invitent tout de même les fumeurs en sevrage à se tourner vers des tabacologues ou une ligne d’écoute.


Mais si la forme change, le fond reste le même. L’e-cigarette n’est toujours pas prescrite ou remboursée au pays de Sa Majesté et n’est toujours pas reconnu comme un dispositif de sevrage tabagique en dehors de Stoptober.

Le NICE, équivalent britannique de la Haute Autorité de Santé, a coupé la poire en deux. « Il reconnaît que les cigarettes électroniques sont utilisées par les gens qui essaient d’arrêter de fumer », explique à la BBC Radio 4 le Pr Gina Radford, médecin hygiéniste en chef adjoint. Une raison suffisante pour en parler ouvertement.

La France modérée

En France, le statut de l’e-cigarette et des vapoteurs reste imprécis. Pneumologues et tabacologues ont tendance à encourager son utilisation, sans que cette position ne soit suivie des autorités de santé. La vague de vapotage semble, par ailleurs, s’essouffler.

Comme en témoigne le Baromètre Santé 2016, le nombre d’adeptes de la cigarette électronique marque le pas. Dans l’ensemble, un Français sur quatre a déjà testé le dispositif. Un taux stable doublé d’un recul du recours chez les jeunes.

Les organisateurs du « Moi(s) Sans tabac » n’ont, a priori, aucun souci à se faire. 180 000 personnes se sont inscrites sur le site en 2016.

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