- Chez les adultes souffrant du coronavirus nouvellement diagnostiqué, la supplémentation en vitamine D3 ne modifie pas les résultats cliniques par rapport au placebo.
- Même la prise de vitamine D3 À fortes doses n’atténue pas la gravité de l’infection et ne réduit pas les hospitalisations.
- Cependant, les patients prenant régulièrement de la vitamine D sont légèrement moins susceptibles de développer un Covid long.
"Le Covid long, qui peut inclure des symptômes tels que la fatigue, des essoufflements ou encore des troubles cognitifs, continue d'avoir un impact significatif sur la vie des personnes", a déclaré JoAnn Manson, membre du département de médecine du Mass General Brigham. Dans une nouvelle étude, il a, avec son équipe, voulu savoir si la vitamine D, qui est souvent associée à la santé immunitaire, pouvait être bénéfique pour les patients. Afin de mieux comprendre son impact, les chercheurs ont recruté 1.747 adultes, âgés en moyenne de 38 ans, provenant des États-Unis et de la Mongolie. Les participants ont été testés positifs à la Covid-19. En parallèle, 277 personnes vivant sous le même toit que des volontaires infectées ont été inclus. Selon les données, 44,9 % des patients présentaient une carence ou une insuffisance en vitamine D.
La vitamine D3 n’améliore pas la gravité ou la transmission de la Covid-19
Pour les besoins des travaux, les participants ont été répartis aléatoirement en deux groupes. Les membres du premier groupe ont reçu de la vitamine D3, environ trois jours après le diagnostic de coronavirus, et les autres ont bénéficié d’un placebo tous les jours pendant quatre semaines. "Le protocole de supplémentation prévoyait l’administration de vitamine D3 à raison de 9.600 UI/jour pendant deux jours, puis de 3.200 UI/jour." Durant l’intervention, les volontaires ont rempli des questionnaires hebdomadaires sur le recours aux soins de santé (hospitalisations, consultations, passages aux urgences), la gravité de la maladie et la survenue d’une forme longue de la pathologie ou une nouvelle infection pour les cas contacts. En outre, les auteurs ont pris en compte des facteurs (l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, l’origine ethnique et le statut vaccinal) pouvant influencer l’évolution de du coronavirus.
D’après les résultats, publiés dans la revue The Journal of Nutrition, l'incidence cumulative sur quatre semaines du recours aux soins de santé chez les participants n'a pas présenté de différence significative entre le groupe ayant reçu la vitamine D3 et le groupe placebo. La gravité des symptômes était également similaire dans les deux groupes. La supplémentation en vitamine D3 à forte dose n'a pas non plus réduit le risque de contamination à la Covid-19 pour les personnes vivant sous le même toit.
Covid long : moins de symptômes persistants grâce à la vitamine D3
Néanmoins, les scientifiques ont remarqué, à huit semaines, un signal potentiel lié au Covid long chez les patients ayant continué à prendre la vitamine D3. Ces derniers semblaient légèrement moins susceptibles de présenter des symptômes persistants, par rapport aux volontaires ayant bénéficié d’un placebo. Dans le détail, 21 % des malades recevant de la vitamine D3 ont rapporté au moins un symptôme persistant contre 25 % dans le groupe placebo. "La recherche ne révèle aucun problème de sécurité. (…) Nous espérons mener des recherches complémentaires auprès de populations plus importantes afin de déterminer si une supplémentation en vitamine D à long terme réduit les risques et la gravité du Covid long", a conclu l’équipe.



