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Vaccination : la clause d'exemption pourrait disparaître

Par Stéphany Gardier

Au cœur de l’été, la polémique continue de gronder. L’obligation vaccinale prochainement étendue à 11 maladies, n’en finit pas de faire des vagues. Et c’est maintenant le devenir de la clause d’exemption qui pose question. Selon Le Parisien, le ministère ne serait pas favorable à son application.

La concertation citoyenne menée sur la vaccination était favorable à l’existence de cette clause, qui perme aux parents de s'opposer « par conviction » à la vaccination de leur enfant. Dans les colonnes du quotidien, le Pr Alain Fischer, qui a présidé cette concertation précise que cette clause, qui existe dans certains Etats des Etats-Unis, n’est pas sans conséquences. Les parents qui s'opposent à la délivrance d'un ou de plusieurs vaccins devraient alors « s'engager par écrit à en assumer les conséquences : pas de crèche, de collectivité, pas d'école pour leurs enfants, et l'engagement de leur responsabilité, y compris au civil, si l'enfant devait en contaminer un autre ».

Comme le rappelle Pierre Bienvault, dans La Croix, en juillet dernier au micro de RTL, la ministre de la Santé avait donné « l’impression que l’exemption était une piste qu’elle souhaitait explorer ». Mais dans un contexte où l’obligation est étendue afin d’améliorer les couvertures vaccinales, et donc dans un objectif de santé publique, une telle clause pourrait paraître contradictoire. Et depuis, la position du ministère ce serait affermie selon plusieurs source proches du dossier.

Du côté des opposants à l’obligation vaccinale, la suppression de cette clause passe mal. Mais pour Didier Lambert, le président de l'association E3M, ce n’est pas le problème de fond. « Nous demandons toujours des vaccins sans aluminium. C'est à cause de cela que les Français sont si méfiants. Si on résout le problème de l'aluminium, il n'y aura besoin ni d'obligation ni de clause ! », confie-t-il au Parisien.

L’obligation devrait entrer en vigueur début 2018. Les enfants recevraient alors 10 injections sur une période de deux ans, pour être protégés contre 11 maladies. Actuellement, une majorité de parents fait le choix de suivre, en plus de l’obligation pour le DT-Polio, les recommandations vaccinales. 70 % des enfants reçoivent donc déjà ces 10 injections.