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Institut National du cancer

Cancer : 4 cas sur 10 pourraient être évités

Par Anne-Laure Lebrun

Le tabac et l'alcool sont les principales causes de cancers évitables. L'alimentation et le manque d'activité physique favorisent aussi la survenue de ces maladies. 

photographee.eu/epictura

Au moins 154 000 cancers pourraient être évités chaque année en France, soit 40 % des cas diagnostiqués, rappelle l’Institut national du cancer (INCa) dans l’édition 2016 de son rapport « Les cancers en France ».

Tabac, alcool, mauvaise alimentation, sédentarité, environnement… La liste des causes de cancers évitables est longue. Si certains facteurs de risque sont difficilement modifiables à l’échelle individuelle tels que la pollution de l’air, d’autres sont liés aux modes de vie.


Le tabac, ennemi numéro 1

En haut de la liste : le tabagisme. Avec 45 000 décès par cancer, le tabac est le premier facteur de risque évitable. Cancer du poumon, de l’œsophage, du sein ou encore du pancréas… La cigarette est impliquée dans le développement de 17 types de cancers différents.
Et l’entourage des fumeurs est loin d’être épargné. Selon une étude française, quelques 150 personnes sont mortes d’un cancer du poumon attribuable au tabagisme passif en 2011.

Près d’un tiers des Français disent fumer quotidiennement. Si les hommes sont les plus concernés (32 %), les femmes commencent à les rattraper (25 %). Une tendance qu’espère freiner les autorités avec l’instauration du paquet neutre et l’augmentation du prix du tabac.

 

Alcool et mauvaise alimentation

L’alcool est le second facteur de risque évitable. Plus de 15 000 personnes décèdent d’un cancer chaque année à cause des boissons alcoolisées. Avec 12 litres d’alcool pur par an et par habitant, soit environ 2,6 verres quotidiens, les Français font partie des plus gros buveurs d’Europe. Une moyenne qui recouvre une diversité de consommation : si un français sur dix boit tous les jours, cinq sur dix boivent une fois par semaine. Néanmoins, « aucun seuil de consommation sans risque n’a été identifié, et même une consommation faible ou modérée d’alcool augmente le risque de cancer », prévient l’INCa.

La mauvaise alimentation et l’inactivité physique sont également pointées du doigt. Les experts de l’INCa indiquent qu’entre 20 et 25 % des cancers sont attribuables à une mauvaise hygiène de vie. Il s’agit notamment d’une consommation excessive de viande et de charcuteries, le surpoids ou encore l’obésité.Mais comme le rappelle l’INCa, la nutrition peut aussi jouer un rôle protecteur. Une consommation importante de fruits et légumes, de fibres alimentaires diminue le risque de cancer. De même, la pratique régulière d’une activité physique est bénéfique.


Un environnement néfaste

L’INCa cite également l’environnement mais rappelle que son effet sur la santé reste complexe à évaluer et mesurer. Néanmoins, il est bien établit que l’exposition aux UV, radon, amiante ou encore aux poussières de bois favorise la survenue de cancers. Aujourd’hui, on estime qu’entre 5 et 10 % des cancers sont dus à des facteurs environnementaux.

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