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QUESTION D'ACTU

Signalements, pièges pondoirs…

Moustique tigre : trente départements sous surveillance

Dans une trentaine de départements, la progression des insectes sera étroitement observée. La surveillance des moustiques-tigres recommence. 

Moustique tigre : trente départements sous surveillance darvale/epictura

  • Publié 15.05.2017 à 07h45
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Les beaux jours reviennent et les moustiques avec. L’un d’entre eux est particulièrement surveillé, le moustique-tigre (Aedes albopictus). Il faut dire que l’insecte est capable de transmettre la dengue, le chikungunya mais aussi le virus Zika aux humains qu’il pique.

Les services de lutte anti-vectorielle sont donc de nouveau sur le pied de guerre. Comme chaque année, le dispositif est activé jusqu’au 30 novembre. Il vise les départements où le moustique-tigre a été signalé.

Un portail de signalements

Une trentaine de départements métropolitains fera l’objet d’une surveillance accrue en 2017. 6 d’entre eux figurent sur cette liste pour la première fois : Aisne, Corrèze, Lozère, Maine-et-Loire, Val-d’Oise, et Gers.

L’Aveyron et le Haut-Rhin seront particulièrement suivis. Placés en alerte rouge, ils ont vu la présence du moustique-tigre se renforcer au cours de l’année passée.


Arrivé en 2004, le moustique-tigre est originaire d’Asie. Il s’est implanté dans l’Hexagone par l’intermédiaire de l’Italie. Sa présence inquiète les autorités sanitaires. A juste titre : l’insecte est le vecteur de plusieurs maladies virales qui circulent dans les départements d’outre-mer. Leur arrivée en métropole est donc crainte.

Le système de surveillance s’appuie sur plusieurs acteurs, à commencer par les citoyens. Un portail de signalement – signalement-moustique.fr – évalue la progression de l’animal à travers les déclarations des habitants. Mis en place en 2014, il a généré plus de 10 000 alertes en deux ans.

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Deux approches complémentaires

« La vigilance des habitants a révélé la présence de l’espèce dans 254 communes supplémentaires », témoignent Frédéric Jourdain et Yvon Perrin, experts au Centre national d'expertise sur les vecteurs, sur le site The Conversation.

Des pièges positionnés sur le territoire complètent ce dispositif volontaire. Installés autour des zones colonisées, ils offrent une zone de ponte idéale aux insectes. Facilitant au passage le travail des scientifiques.

C’est sur la base de ces remontées que la riposte s’organise. Des campagnes de désinsectisation sont régulièrement organisées dans les zones touchées. Là aussi, les citoyens sont appelés à apporter leur aide aux autorités. La mesure la plus efficace consiste à limiter toutes les zones de ponte, en évitant de laisser les eaux stagner – dans les gouttières ou soucoupes de pots de fleur par exemple.

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