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Bilan des épreuves classantes

L’ophtalmologie reste la spécialité préférée des internes

Par Olivier Giacotto

L’ophtalmologie reste la spécialité la plus prisée des internes en médecine. Mais pour l’obtenir, il faut se situer parmi les mieux classés.

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En 2016, les étudiants en médecine sont rentrés dans l'ère de la modernité. Ils ont passé la première édition des épreuves classantes nationales (ECN) informatisées, à l'aide de tablettes. Et il y a quelques jours, la Drees (1) a fait le bilan de ce concours connu pour être parmi les plus sélectifs de l'Hexagone.

7 700 étudiants ont été affectés. Cette promotion est moins nombreuse qu’attendu : en 2015, ils étaient 8 500 étudiants à satisfaire aux épreuves. « Cette année-là, une partie d’entre eux, anticipant l’informatisation des épreuves, ont probablement préféré se confronter à un format d’épreuve connu plutôt que d’utiliser les possibilités permettant de passer les ECN l’année suivante », relativise cependant la Drees.

Les "spé" rémunératrices très prisées 

Du côté des choix des internes, comme l'an dernier, les yeux des futurs médecins brillent pour l’ophtalmologie. Elle reste en effet la spécialité la plus prisée puisque ces postes sont ceux pourvus le plus rapidement. Mais pour l’obtenir, il faut se situer parmi les 30 % d’étudiants les mieux classés.

Plus généralement, les étudiants optent en priorité pour des spécialités. Leur mode d’exercice est pour certaines majoritairement libéral (cardiologie, radiologie, dermatologie) ; pour d’autres, comme la néphrologie, la médecine interne et la neurologie, il est salarié. Mais toutes ont un point commun, elles figurent plutôt parmi les plus rémunératrices... 

La médecine générale en difficulté 

À l’autre extrémité du classement, la médecine du travail est particulièrement délaissée en 2016 avec seulement 46 % de ses postes pourvus, alors même que le nombre de postes proposés a diminué (de 194 en 2015 à 157 en 2016). Classée avant-dernière, la médecine générale pourvoit tout de même 94 % de ses postes. « Elle continue de recruter à tous les rangs du classement », note ainsi la Drees. 

Enfin, les études de médecine restent impitoyables, puisque plus de la moitié des étudiants sont affectés dans une subdivision géographique qui n’est pas celle où ils ont effectué leur second cycle. Et parmi ces étudiants, près de 40 % ont obtenu une spécialité que leur classement ne leur aurait pas permis d’obtenir dans leur lieu de formation. 

(1) La direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. 

Retrouvez l’émission L’Invité santé de Pourquoidocteur 
avec le Dr Lionel Leroy, secrétaire général du syndicat national
des ophtalmologistes de France (SNOF)
diffusée le 2 février 2017