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QUESTION D'ACTU

Hôpital de la Timone

Affaire Marwa: le Conseil d’Etat attendu sur la fin de vie

L’instance va étudier le cas de Marwa, bébé plongé dans le comas dont le sort oppose la famille à l’hôpital de la Timone.

Affaire Marwa: le Conseil d’Etat attendu sur la fin de vie beerkoff1/Epictura

  • Publié 04.03.2017 à 18h55
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Qu’adviendra-t-il de la petite Marwa ? Le sort de ce bébé atteint d'un déficit moteur irréversible et plongé dans un coma artificiel, a été  débattu ce jeudi au Conseil d'État. L'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a en effet saisi la juridiction pour contester une décision de justice l'enjoignant de poursuivre les soins, comme le demandent les parents.

La séance s'est tenue a huis clos, a précisé le Conseil d’Etat qui indique que cette décision a été prise à la demande des parents de l'enfant et de l'hôpital. L'audience a eu lieu devant un juge des référés, ce qui permet une procédure d’urgence.

Cinq mois de conflits

Le 8 février, le tribunal administratif de Marseille a ordonné à l'AP-HM de poursuivre les soins sur Marwa, comme le demandaient ses parents. Or, pour les médecins de la Timone à Marseille, il s'agit d'une « obstination déraisonnable ».

Marwa, âgée de 16 mois, a été admise à l'hôpital de la Timone le 25 septembre 2016 pour un virus foudroyant. Le 4 novembre, l'équipe médicale a décidé d'arrêter le traitement thérapeutique et de débrancher l'appareil respiratoire maintenant l'enfant en vie. Les parents s'y étaient opposés et avaient saisi la justice.

La petite fille « est consciente mais atteinte d'un déficit moteur majeur et irréversible », avaient alors jugé les médecins dans un rapport au tribunal administratif. Ils avaient aussi confirmé « une atteinte neurologique sévère et définitive ». Lors de la procédure judiciaire, les experts mandatés avaient partagé ce diagnostic, tout en refusant de trancher la question de la poursuite du traitement.

C'est la deuxième fois que le Conseil d'Etat est saisi d'une affaire liée à la fin de vie. En juin 2014, il avait statué sur le sort de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif, et avait jugé légale « la décision médicale de mettre fin aux traitements ». Le sort de ce patient, maintenu sous alimentation artificielle, continue de déchirer sa famille.

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