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QUESTION D'ACTU

Lutte contre le tabagisme

Tabac : sept marques "attractives" seront interdites

Le gouvernement va interdire sept marques de cigarettes et cigares qui confèrent un caractère attractif au produit.

Tabac : sept marques \ grafvision/epictura

  • Publié 01.02.2017 à 16h15
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Marisol Touraine veut que le tabac montre son vrai visage : celui d’un produit cancérogène, inutilement addictif, générateur de morts, de pathologies et de pertes de ressources financières. Pour ce faire, la ministre de la Santé s’attaque donc à l’un des pans du tabagisme : l’attractivité des cigarettes.

Exit, donc, les jolis conditionnements au marketing très travaillé. Le paquet neutre à peine débarqué, Marisol Touraine relance le combat. Cette fois, elle cible les marques qui sont attractives, qui donnent le sentiment que fumer c’est chic, ce qui n’est évidemment pas l’esprit du paquet neutre.

Vogue, Allure, Corset...

Au micro de RTL, la ministre a ainsi annoncé, ce mardi, qu’un arrêté ministériel prochainement publié au Journal Officiel interdira sept marques qui valorisent les cigarettes, cigares et cigarillos, et leur confèrent des attributs qu’ils n’ont pas.

Quatre marques de cigarettes seront ainsi concernées par cette interdiction, selon l’AFP informée par le ministère. Il s’agit des Vogue, Fine, Allure et Corset. Un temps annoncé, les cigarettes Marlboro Gold échappent finalement à cette mesure.

Par ailleurs, trois marques de cigares et de cigarillos sont visés par le ministère : les marques Café crème, Paradiso et Punch. Toutefois, les produits ciblés ne seront pas en soi interdits, mais les industriels devront modifier le nom de ces marques pour en trouver un autre, moins séducteur.

Svelte et biologique

Par ailleurs, ne pourront plus être utilisées les mentions évoquant la finesse, la sveltesse (« slims »), faisant référence à des arômes de fruits, menthe ou autre, les mentions faisant référence à des propriétés vitalisantes, énergisantes, ainsi qu'à des propriétés naturelles, biologiques, biodégradables, ajoute le ministère cité par l’AFP.

Si l'arrêté doit paraître au Journal officiel ce mercredi soir, les marques en question seront encore visibles plusieurs mois. En effet, les fabricants de cigarettes ont le droit de vendre leurs produits sous ce nom pendant un an. Le délai est de deux ans pour les autres produits.

S’il s’agit là d’une avancée louable, alors que les études qui démontrent l’impact d’un produit présenté comme attractif sur les comportements s’accumulent. Toutefois, pour réduire la consommation tabagique de manière significative, une seule mesure semble efficace : l’augmentation considérable du prix du tabac.

Forcer la main des industriels

Sur RTL, la ministre a confié que le prix du tabac à rouler augmenterait (de 1€50 environ) mais que celui des cigarettes devrait rester stable. « Pour les cigarettes, des hausses de taxe avaient été votées, mais les entreprises ne les ont pas répercutées, donc les prix vont rester à peu près stables », a-t-elle regretté.

Selon Les Echos, le ministère réfléchit à un moyen de forcer les entreprises à répercuter ces taxes, en augmentant, par exemple, le « minimum de perception », une taxe sur le tabac qui empêche les fabricants d'abaisser leurs prix.

En effet, comme le rappelle le journal, les industriels n’ont non seulement pas répercuté la hausse de la taxe entrée en vigueur en janvier, mais en plus, certains ont baissé le prix de leurs cigarettes. Une marque propose même un paquet à 6€ alors que la fourchette est comprise entre 6€50 et 7€. « La décision n'a pas encore été arbitrée et au secrétariat au Budget on refuse prudemment de prendre parti », précise le quotidien économique.

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