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Hôpital de Bastia

Méningite : décès d’un bébé de trois mois en Corse

Le nourrisson décédé dimanche matin était bien infecté par un méningocoque, ont confirmé les autorités sanitaires.

Méningite : décès d’un bébé de trois mois en Corse Hôpital de Bastia (Google street view)

  • Publié le 31.01.2017 à 11h50
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Un bébé de trois mois avait été admis samedi à l’hôpital de Bastia, vers 6 heures du matin, alors qu’il présentait un état de choc, et un purpura fulminans — une forme sévère d’infection du sang, accompagnée de lésions cutanées. Ces symptômes ne laissaient que peu de doute quant à leur origine : dans 4 cas sur 5 ils sont causés par une méningite.

Les interrogations entourant son décès, dimanche dernier , ont été finalement levées. Comme le pressentaient les médecins, il était bien porteur de méningocoque.

Dès son admission dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Bastia, il avait été pris en charge et avait reçu un traitement antibiotique puissant, avant que soit envisagé un transfert vers le continent. Un transfert qui n’a pas pu avoir lieu, faute de temps.

70 % des malades décèdent

« Ce type d'infection est extrêmement dangereux, déplore le Dr Eric Mallet, chef du service de pédiatrie de l'hôpital de Bastia. L'organisme réagit si violemment qu'il se détruit lui-même, au lieu de détruire la bactérie. Et les statistiques révèlent, hélas, que 70 % des malades décèdent malgré leur prise en charge. »

La question de la contamination se pose maintenant. En prévention, l’entourage de l’enfant a été placé sous traitement antibiotique.
Mais un autre cas non mortel de méningite avait en effet inquiété l’Agence régionale de santé (ARS) de Corse en janvier sur un éventuel risque épidémique. Finalement, ces deux cas ne sembleraient pas liés.

« Ça n’est pas une personne qui habite la même zone géographique donc, a priori, on n’a pas de recoupements à faire, précise Pascal Forcioli, directeur de l'hôpital de Bastia. En l’état actuel de nos informations, on n’est pas sur une situation épidémique. Cela dit, maintenant, il faut être très vigilants sur les jours qui vont venir, savoir s’il y a des nouveaux cas qui se présentent ou pas. »

L’ARS se déclare très attentive à des éventuels signes d’épidémie, et a annoncé qu’elle préviendrait la population si de nouveaux cas se déclaraient. Les résidents et voyageurs corses doivent rester vigilants, et consulter rapidement en cas de doute.

Chaque année, les infections à méningocoque touchent plus de 500 personnes, et en tuent plus de 10 %. Le 16 janvier dernier, un bébé de 7 mois était déjà mort des suites d’une méningite dans la ville de Saintes, en Charente-Maritime.

 

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