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QUESTION D'ACTU

Méningocoque de type C

Méningite : un bébé décède en Charente-Maritime

La méningite C a tué un nourrisson à l’hôpital de Saintes. Pris en charge rapidement, le bébé est décédé d’un purpura fulminans, forme gravissime de l’infection.

Méningite : un bébé décède en Charente-Maritime Bork/epictura

  • Publié 21.01.2017 à 10h57
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L’évolution a été fulgurante. Dans la nuit du 15 au 16 janvier, un nourrisson est mort de la méningite à l’hôpital de Saintes (Charente-Maritime). Pris en charge par le SAMU et malgré les traitements antibiotiques initiés rapidement, le bébé n’a pas survécu. Un purpura fulminans, symptôme très grave de l’infection, a été diagnostiqué. Le jeune patient souffrait d’une méningite C.

Peu de chances de survie

Les parents de cet enfant ont d’abord contacté le Centre 15, précise le CH de Saintonge (Saintes), qui a constaté le décès, dans un communiqué. Le nourrisson présentait une forte fièvre accompagnée d’éruptions cutanées. Elles sont la manifestation d’un purpura fulminans, associé à une infection invasive à méningocoque. Ce syndrome infectieux est le témoin d’une forme sévère de septicémie qui provoque une coagulation du sang et une nécrose des tissus. Les tâches sur la peau sont dues à une lésion hémorragique de celle-ci.

Le purpura fulminans laisse peu d’issues au patient qui le développe. « Cette pathologie fulgurante ne laisse que peu de chance de survie (50 % de mortalité) et lorsque cela est possible les complications sont toujours très graves (séquelles physiques et neurologiques », précise le CH dans un communiqué relayé par nos confrères de France 3 Charente-Maritime.

Antibiothérapie préventive

En guise de précaution, des antibiotiques ont été prescrits à 6 membres de la famille qui se sont approchés du bébé dans les 48 heures précédant son hospitalisation. Certains membres du personnel hospitalier ont bénéficié du même traitement. En effet, un contact rapproché d’au moins une heure avec une personne symptomatique est nécessaire pour qu’un risque de contamination existe. Au-delà d’une fenêtre de 48 à 72 heures, le risque est écarté car le méningocoque est très fragile et ne survit pas longtemps hors de l’organisme.


Les médecins de Saintes n’ont pas projeté d’étendre la vaccination au-delà de ce cercle étroit. Les étudiants du campus de l’université de Dijon (Côte-d’Or) n’ont pas eu cette chance. Récemment exposés à plusieurs cas de méningite W, les élèves et enseignants ont dû se faire vacciner en prévention. Pas moins de 30 000 personnes sont ciblées par cette campagne. Le vaccin utilisé, en dose unique, protège contre quatre souches de méningocoque (A, C, Y et W). Les méningocoques semblent particulièrement virulents depuis quelques mois. A Montélimar (Drôme) également, un homme est décédé d’une forme fulgurante de l’infection.

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