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19 biomarqueurs identifiés

Vieillissement : un test sanguin pour prédire l’état de santé

Par Audrey Vaugrente

19 marqueurs sanguins permettent de prédire les conditions du vieillissement. En fonction de leurs combinaisons, il est possible de prévoir certaines pathologies.

angellodeco/epictura

Le secret de la longévité serait-il à portée de seringue ? C’est ce que suggère une étude parue dans la revue Aging Cell. Menée par l’université de Boston (Etats-Unis), elle met en évidence l’utilité prédictive de certains groupes de biomarqueurs sanguins. Analyser leur évolution permettrait d’anticiper le vieillissement d’une personne ainsi que ses facteurs de risque.

Pour ces travaux, 4 700 personnes – âgées de 30 à 110 ans – ont fourni des échantillons sanguins et participé au suivi. Tous ont livré, à des intervalles réguliers, une petite partie de leur sang. Protéines, fragments d’ADN et autres marqueurs ont été passés au peigne fin. Les chercheurs ont finalement retenu 26 signatures prédictives. Dix-neuf se retrouvent chez la moitié des participants. Les marqueurs en question sont de plusieurs natures : lipides, composition du sang, protéines témoin d’inflammation…

Adapter la prévention

En fonction des combinaisons, mais surtout des déviations par rapport à la norme, il est possible de prédire l’état de santé de la personne vieillissante. Ainsi, certaines associations sont corrélées à une vieillesse sans maladie, d’autres prédisent un risque de démence ou encore de maladies cardiovasculaires. Le tout sur une période de 8 ans.

« De nombreux scores prédictifs et de risque existent déjà pour prédire le risque de maladies spécifiques comme les pathologies cardiaques », admet Paola Sebastiani, qui signe ces travaux. Mais cette publication revêt une importante supplémentaire à ses yeux. Si ces résultats sont reproduits dans de prochaines études, ils confirmeraient que le vieillissement peut être défini au niveau moléculaire. La composition du sang d’une personne âgée ne serait donc pas la même que pour une personne jeune.

Avec une bonne connaissance des facteurs de risque, il devient en plus possible de mettre en place des stratégies de prévention adaptées et individualisées. Reste à valider ces résultats dans le cadre d’études sur de plus larges populations.