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Ville assiégée

Syrie : 300 000 habitants d’Alep privés d’aide humanitaire

Par la rédaction

Dans l’est de la ville assiégée, les civils ne peuvent ni s’approvisionner ni se soigner. Médecins du Monde appelle la communauté internationale à agir au plus vite.

Alep, 6 juillet 2015, Ameer al-Halbi \ apaimage/SIPA
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A Alep, l’étau s’est resserré sur la population brisée par cinq année de guerre. Dans un communiqué, Médecins du Monde s’alarme du risque élevé de voir d’ici peu « entre 200 000 et 300 000 personnes prises au piège et coupées de toute assistance humanitaire ». De fait, la situation n’a jamais été aussi désastreuse dans cette ville assiégée, que l’on appelait autrefois « le bijou de la Syrie ».

« Les structures de soins continuent à être régulièrement prises pour cible », explique MdM, qui évoque neuf attaques en une semaine. La banque de sang d’Alep a été détruite, « deux ambulances et six hôpitaux dont une unité pédiatrique », réduites en poussières. « On déplore la mort d’un nourrisson ».
 

300 000 personnes prises au piège

« Aujourd’hui, il est pratiquement impossible de soigner les victimes dans ces conditions. Les structures de soins qui devraient être sanctuarisées, sont visées par ces attaques qui blessent et qui tuent », poursuivent les auteurs du communiqué.

Dans l’Est de la ville, intégralement assiégé, la population est privée de soins et d’aide humanitaire. « Il est extrêmement compliqué et dangereux pour les humanitaires d’y travailler et d’acheminer l’aide. La route dite du Castello, la seule qui permettait encore de se ravitailler et de sortir de la ville par le nord-ouest est désormais fermée. »

Une trêve pour évacuer les civils

Médecins du Monde, qui soutient huit structures de santé à Alep, demande à la communauté internationale « de faire pression dans les plus brefs délais pour lever ce siège et permettre ainsi aux civils de s’approvisionner ». Une « trêve pérenne » doit par ailleurs être proclamée afin d’évacuer les civils et assurer une aide humanitaire dans la ville.

Conformément au droit humanitaire international, dont peu des protagonistes du conflit syrien font fi, « une protection du personnel soignant et des blessés » ainsi qu’une « sanctuarisation des lieux de soins » devraient être garanties.