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QUESTION D'ACTU

Cellules d'urgence médico-psychologique

Attentat de Nice : 4 cellules pour les personnes en état de choc psychologique

L'attentat du 14 juillet à Nice a fait 84 morts. Aux blessés s'ajoutent les traumatismes psychologiques : 120 personnes ont déjà été accueillies par les CUMP. La région en compte 4.

Attentat de Nice : 4 cellules pour les personnes en état de choc psychologique Francois Mori/AP/SIPA

  • Publié 15.07.2016 à 11h55
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Après Paris et Saint-Denis, Nice est en deuil. Ce 14 juillet, le feu d’artifice de la fête nationale s’est achevé par un drame : sur la promenade des Anglais, un camion de 15 tonnes a foncé dans la foule. Une virée meurtrière de 2 kilomètres qui a tué 84 personnes et blessé une cinquantaine de personnes – dont 18 sont en urgence absolue. L'attaque, qualifiée de terroriste par le ministère de l’Intérieur, a aussi plongé 120 personnes en état de choc. Un « plan blanc » a été immédiatement activé dans les hôpitaux de la ville et ses environs. Outre la prise en charge des blessures physiques, les traumatisés psychiques seront pris en charge par la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) dédiée.

Qu’est-ce qu’une CUMP ?

Les cellules d’urgences médico-psychologiques sont déployées dès qu’un événement psycho-traumatisant survient. « La CUMP est systématiquement déclenchée par le SAMU auquel elle est rattachée en cas d’activation du plan blanc, explique à Pourquoidocteur le Dr Christophe Prudhomme, membre du SAMU 93. Elle se compose d’équipes d’astreinte disponibles 24 heures sur 25 et 365 jours par an. » Toutes ces cellules se rassemblent au sein d’un réseau national, chacune étant placée sous la tutelle des Agences régionales de Santé (ARS).

Au sein de chaque CUMP travaillent des psychiatres, psychologues et infirmiers formés à la prise en charge d’urgence. Ces professionnels de santé assurent la prise en charge immédiate et « post-immédiate » des victimes. « Les impliqués reçoivent une information, afin qu’ils puissent s’adresser à la cellule en cas de besoin d’aide secondaire», précise le Dr Prudhomme. Les soins rapides sont censés éviter la survenue d’un trouble de stress post-traumatique.

Qui appeler ?

Le SAMU est chargé de réaliser un premier tri des appelants et de les oriente vers la CUMP adaptée si nécessaire. Toute personne souhaitant une prise en charge doit donc appeler le 15.

Sur le terrain, une intervention immédiate est aussi proposée aux victimes. « Elle s’adresse aux victimes, aux témoins et aux familles, rappelle le Dr Prudhomme. Toute personne qui le souhaite peut aussi en bénéficier, mais le SAMU les orientera en fonction des besoins. »

Ces événements pourraient aussi raviver un traumatisme chez les victimes d’autres attaques terroristes. Mais la CUMP n’est pas forcément l’interlocuteur adapté dans ce cas, selon cet urgentiste. « Les personnes déjà impliquées dans un attentat sont formées et suivies, elle savent à qui s’adresser », juge-t-il.

Où trouver une CUMP ?

Plusieurs structures sont réparties sur le territoire français. En région Provence-Alpes-Côte-D’azur, quatre cellules sont présentes – dont une à Nice. Elle est située à l’hôpital Pasteur. Les autres CUMP sont implantées à Marseille, dans les murs de l’hôpital de la Conception, au Centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse) et au Centre hospitalier de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).

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