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QUESTION D'ACTU

Contre l'image de violence

Mad pride : une marche pour destigmatiser les "fous"

Alors que les personnes atteintes de maladies psychiatriques défilent à Paris contre leur stigmatisation, une étude pointe la responsabilité des médias. 

Mad pride : une marche pour destigmatiser les \ La première Mad Pride à Paris, juin 2014 - NICOLAS MESSYASZ/SIPA

  • Publié 11.06.2016 à 15h04
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Ils ne veulent plus être stigmatisés, incessamment associés à des dangers publics. Ce samedi, les « fous » sortent dans la rue. Pour cette troisième édition de la Mad Pride qui se tient à Paris, ils battent le pavé en défendant la cause des personnes atteintes de troubles mentaux.

L’objectif de cette marche née à Toronto en 1993 consiste en effet à normaliser les rapports entre les citoyens dits sains d’esprit et ceux qui ont développé une pathologie d’ordre psychiatrique. De fait, alors que le handicap physique fait l’objet d’une large acceptation au sein de la société, les troubles mentaux, eux, ont particulièrement mauvaise presse.

Traitement médiatique 

Et ce n’est pas qu’une formule. Les médias seraient directement responsables de l’image délétère des personnes atteintes de pathologie psychiatriques, à en croire les résultats d’une étude qui confirme ce que l’on peut aisément pressentir. Les travaux, publiés dans la revue Health Affairs, ont analysé comment et à quelles occasions étaient médiatisées les maladies psychiatriques, que ce soit dans la presse quotidienne ou à la télévision.

Or, les résultats indiquent un parti pris évident. En effet, plus de la moitié des sujets dont le titre mentionne une maladie mentale sont en lien avec des faits de violence. Les articles ou reportages véhiculant un message positif ne représentent que 14 % des 400 sujets analysés par les chercheurs.

Pourtant, les chiffres sont sans appel : seuls 3 à 5 % des actes violents seraient dus à des personnes atteintes de troubles mentaux… Ce qu'on dit moins, en revanche, c'est que les malades mentaux sont cinq fois plus victimes de crimes que la population générale, selon des travaux parus dans le BMJ en 2013. 

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