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Des fournisseurs d' H&M

Inde : des ouvrières contraintes de renoncer à leur grossesse

Dans un rapport, des syndicats condamnent des conditions de travail des ouvrières en Inde et au Cambodge. Par peur de perdre leur emploi, certaines de ces femmes préfèrent avorter.   

Inde : des ouvrières contraintes de renoncer à leur grossesse Capture d'écran/ Solidarity Center under - AFWA

  • Publié 27.05.2016 à 17h11
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Le rapport est cinglant. L’alliance internationale de syndicats Asia Floor Wage (l’Afwa) fustige les conditions dans lesquelles travaillent certaines ouvrières au Cambodge et en Inde. Les employées, qui confectionnent les vêtements de la marque internationale H&M, décideraient de renoncer à leur grossesse, voire à pratiquer des avortements clandestins par crainte de perdre leur emploi. 
L’Afwa relève notamment que dans onze usines cambodgiennes sur douze, les ouvrières « ont été témoin de situations de fin de contrat pendant la grossesse, voire en ont été victimes ». Autre élément accablant, « l’ensemble des 50 employées des usines indiennes interrogées ont également déclaré qu’il était fréquent que des femmes soient licenciées pendant leur grossesse ». Une discrimination que dépeint longuement l’Afwa, qui a recueilli les témoignages de 251 femmes.

 

Emploi précaire 

Au Cambodge par exemple, où l’emploi précaire domine, les usines ne signent que des contrats allant d’un à trois mois maximum. De ce fait, « dès que quelqu’un sort des rangs - en prenant un jour d’arrêt maladie, en refusant des heures supplémentaires ou en arrivant un peu en retard - il risque de ne pas voir son contrat renouvelé », relate le magazine Broady. Une double peine pour les employées puisqu’elles vont recourir à des avortements clandestins, faute d’accès au soin et par manque d’éducation.

Le harcèlement sexuel sur le lieu de travail y tient également une place conséquente. Neuf ouvrières sur douze ont du faire face à ce type de violence. 

Les salaires eux, sont particulièrement bas : les employés touchent 140 dollars (126 euros) par mois. Dans une interview accordée au magazine Broadly, la militante syndicaliste Anannya Bhatta dénonce l’hypocrisie prônée par la marque internationale H&M, qui se veut idéologiquement consciencieuse : « En apparence, H&M est très présent et réceptif, ils répondent aux questions et aux mails. Mais ils manquent cruellement de transparence. Ils refusent de dire dans quelles usines ils testent des projets pilotes, et ne sont pas très coopératifs lorsqu’il s’agit de détailler comment ils comptent mettre en place des salaires décents ».

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