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Sécurité des centres hospitaliers

Pitié-Salpétrière : intrusion dans le laboratoire de biochimie

Par Caroline Delavault

Un ou plusieurs individus ont pénétré dans le laboratoire de biochimie de l'hôpital de la la Pitié-Salpêtrière dans la nuit de mercredi à jeudi. Une enquête est en cours.   

Capture d'écran/Pitié-Salpétrière-Facebook

Dans la nuit du 25 au 26 mai, plusieurs individus se sont introduits dans le laboratoire de biochimie du centre hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, rapporte RTL. L’information, confirmée par la préfecture de Police de Paris à Pourquoidocteur, relève que le ou les auteurs des faits, dont on n’ignore pour le moment l’identité, ont pénétré dans une salle où sont entreposées plusieurs bactéries ainsi que des cellules souches. Néanmoins, comme le souligne la préfecture de Police, aucune preuve de vol n’a été trouvée pour l’instant, l’enquête étant toujours en cours. Contactée par nos soins, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas souhaité commenter les faits.

 

Troisième vol depuis le début de l’année  

C’est jeudi matin, en commençant leur journée de travail, que deux employés du laboratoire de biochimie ont constaté l’effraction. La police s’est rendue sur place et a procédé aux premières constatations. L’enquête a été confiée au troisième district de la police judiciaire de Paris, accompagnée par les équipes de la police scientifique. Elle devra faire la lumière sur cette effraction, troisième d’une série de vol commis dans les hôpitaux parisiens depuis le début de l’année. En janvier dernier déjà, un ordinateur et d’autres objets ont été volés dans le service de stomatologie de la Pitié-Salpétrière. À l’hôpital Necker, du matériel destiné à la protection pour lutter contre des agents chimiques a été dérobé. La sécurité des hôpitaux semble remise en question

 

La thérapie cellulaire, une pratique convoitée 

Présentes dans l’embryon, dans le foetus ou encore dans divers tissus du corps humain, « les cellules souches ont pour propriétés principales l’auto-renouvellement - elles se multiplient en donnant de nouvelles cellules souches - », détaille l’INSERM. Bénéficiant d'un potentiel thérapeutique immense, elles produisent des cellules dites « spécialisées » et vont cibler certains organes altérés ou touchés, à l’instar d’une foie, du pancréas ou encore de la peau et des muscles. La thérapie cellulaire, aussi appelée biothérapie, consiste à greffer ces cellules souches afin de restaurer la fonction d’un tissu. L’objectif : soigner durablement le patient.