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Exposition prénatale

Grossesse : boissons "light" pour la mère, surpoids pour le bébé

A un an, les bébés exposés in utero aux faux-sucres ont deux fois plus de risque d’être en surpoids, selon une étude.

Grossesse : boissons \ epictura/kues

  • Publié 10.05.2016 à 18h27
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Disons-le d’office : la mention « light » inscrite sur votre bouteille de soda est un leurre. Les faux-sucres sont déjà accusés de favoriser le diabète et d’augmenter la graisse abdominale des seniors. Une nouvelle étude parue dans le JAMA Pediatrics évoque un risque de surpoids pour les bébés exposés in utero aux édulcorants (aspartame, extraits de stévia, sucralose, acésulfame K...) par le biais de la consommation de leur mère.

Ainsi, les femmes qui boivent des boissons « light » pendant leur grossesse ont deux fois plus de risque de donner naissance à des enfants en surpoids à l’âge d’un an, selon ces travaux. « A notre connaissance, nous apportons la première preuve humaine que la consommation par les mères d’édulcorants pendant la grossesse peut influencer l’indice de masse corporelle », écrivent les auteurs.

Du light pour une femme sur trois

Les données de plus de 3 000 femmes ont été passées en revue par les chercheurs. L’indice de masse corporelle a été mesuré sur leurs enfants à l’âge d’un an. Près de 30 % des femmes de l’échantillon ont indiqué avoir pris des boissons sucrées avec des édulcorants quand elles étaient enceintes, mais l’étude n’identifie pas les édulcorants utilisés. D’autres facteurs susceptibles d’influencer le poids de l’enfant ont été écartés (sexe, poids de la mère, antécédents, allaitement…).

Fait étonnant : les chercheurs n’ont observé aucun lien entre l’IMC de l’enfant et la consommation de boissons sucrées (sans édulcorants) des femmes pendant la grossesse. Selon leur hypothèse, cela pourrait s’expliquer par le fait que les édulcorants encourageraient l’appétit et conduirait ainsi à un gain de poids. Une autre piste concerne le microbiote intestinal qui se retrouverait perturbé par les édulcorants.

Bien que le lien de causalité ne soit pas établi, et que les résultats doivent être pris avec des pincettes puisqu’ils découlent de formulaires fondés sur le déclaratif, ces travaux fournissent de nouveaux éléments sur ces édulcorants qui remplacent les sucres sous couvert « diététique ».

 

 

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