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QUESTION D'ACTU

Selon le garde des Sceaux

Santé des détenus : la justice doit 36 millions d’euros aux hôpitaux

Le garde des Sceaux a annoncé que le ministère de la Justice avait une ardoise de 36 millions d’euros auprès des hôpitaux français.

Santé des détenus : la justice doit 36 millions d’euros aux hôpitaux Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux / Flickr

  • Publié 04.04.2016 à 14h18
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« La justice est à bout de souffle. Le ministère n'a plus les moyens de payer ses factures », a déclaré le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas dans une interview au Journal du Dimanche (JDD). Les hôpitaux font bonne figure sur la liste des créanciers du ministère, et la dette prend du volume.

« La direction de l’administration pénitentiaire a 36 millions d’euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus », a-t-il précisé. Raison invoquée : les efforts sur les créations de postes de magistrats notamment, mais pour lesquels « les budgets de fonctionnement n’ont pas suivi ».

L’administration pénitentiaire peine à assurer des prestations correctes à ses détenus. La contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, s’était attaquée à la prise en charge médicale et à l’accès aux soins des personnes détenues dans un avis publié au bulletin officiel.

Personnel médical insuffisant

Dans une interview accordée au journal Libération, elle dénonçait notamment le manque de médecins dans les prisons. Les délais d’attente sont beaucoup trop importants. « Le parc pénitentiaire a implanté une grande partie de ses nouveaux établissements dans des lieux reculés où l’offre sanitaire était déjà en difficulté, avait-elle déclaré, et cela n’incite pas les praticiens à se porter volontaires pour soigner loin de chez eux. »

Le manque de spécialistes allonge les listes d’attentes pour les soins bucco-dentaires en particulier. Souvent, les détenus finissent par aller consulter dans les établissements de santé de proximité, et allongent la dette du ministère.

Pour ces visites de courte durée, les prisonniers sont orientés vers les hôpitaux de proximité qui disposent de chambres sécurisées. Dans des cas urgents ou lorsque les équipements ne sont pas adaptés (réanimation, traitement des grands brûlés), ils peuvent être dirigés vers d’autres établissements. Pour les séjours plus longs (supérieurs à 48 heures), les unités hospitalières sécurisées interrégionales prennent le relai.

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