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Dépistage : "Ne laissez pas le glaucome vous voler la vue"

Par Stéphany Gardier

Aucun symptôme, aucune douleur. Jusqu’aux premiers troubles visuels, la visite chez l’ophtalmologue, puis le diagnostic. Un glaucome. Cette maladie insidieuse reste la première cause de cécité en France, rappelle France Info à l’occasion de la Semaine mondiale du glaucome. Et pourtant, dépistée suffisamment tôt, elle peut être traitée.

 

Entre 40 et 50 ans, ce sont plutôt les premiers problèmes rencontrés pour lire son journal ou ses SMS qui amènent à consulter un ophtalmo. Pourtant, même ceux qui peuvent encore lire sans difficulté feraient bien de prendre un rendez-vous. Il est vrai que les délais d’attente chez ces spécialistes ont de quoi décourager, mais l’enjeu est de taille, et mieux vaut ne pas remettre à plus tard ce qui pourrait tout simplement vous sauver la vue.

 

Il existe plusieurs types de glaucomes, mais celui dit « à angle ouvert » est le plus commun. Il est dû à l’augmentation progressive de la pression à l’intérieur de l’œil, conséquence d’une mauvaise évacuation du liquide qui y est produit. Lentement mais sûrement, le nerf optique se détériore, jusqu'aux premiers symptômes, mais il est alors trop tard.

 

« Ne laissez pas le glaucome vous voler la vue ». La campagne lancée cette semaine a pour but de sensibiliser les plus de 40 ans sur cette maladie, fréquente, mais que le grand public connaît encore mal. Et pourtant, plus d’un million de Français seraient touchés. Problème : 40 % ne le sauraient pas.

 

S’il est découvert tôt, le glaucome peut être pris en charge. La chirurgie, par exemple, peut permettre de rétablir une voie d’évacuation du liquide oculaire. Des traitements encore expérimentaux sont en cours de développement, mais donnent pour certains des premiers résultats encourageants. C’est le cas d'eyeWatch, un implant mis au point par des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et testé avec succès chez un premier patient. Une lentille « intelligente » permet, elle, un suivi en continu de la maladie, afin de réagir au plus vite en cas d’aggravation.

 

Mais si les traitements s’améliorent, seul le dépistage précoce permettra de diminuer l’impact du glaucome. De nombreuses associations se mobilisent donc à l’occasion de cette semaine mondiale, et pour certaines, aussi le reste de l’année. L’Union nationale des aveugles et déficients visuels propose ainsi des dépistages itinérants grâce au Bus du glaucome, qui sillonne la France.