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QUESTION D'ACTU

Hôpital de la Cavale Blanche

CHU de Brest : un décès aux urgences après plusieurs mises en garde

La mort mercredi d'un octogénaire aux urgences de la Cavale Blanche, à Brest, ravive les tensions au sein de l'hôpital sur les conditions d'accueil des patients. 

CHU de Brest : un décès aux urgences après plusieurs mises en garde Illustration. HADJ/SIPA

  • Publié 28.02.2016 à 10h11
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Un patient de 89 ans est décédé mercredi dernier sur un brancard des urgences de l'hôpital de la Cavale Blanche à Brest (Finistère), dans un couloir où les familles des patients attendent. Une « analyse plus détaillée de la prise en charge et des causes du décès sera réalisée » par l'hôpital, qui a cependant précisé que le patient souffrait « de pathologies multiples » et était « proche de la fin de vie ».
La direction ne met d'ailleurs pas en cause « la qualité de la prise en charge des équipes médicales soignantes ».

Mais cette prise en charge, où plutôt son absence, surprend au sein d'un établissement qui a rouvert ses portes fin 2015, après d'importants travaux de rénovation, d'un coût de 16,8 millions d'euros. La réalisation du projet - défini sur le site du CHRU par un nouveau bâtiment, nouvel équipement, et des conditions d'accueil profondément améliorées - ne convainc pas les soignants.

Une manifestation en janvier

Le personnel des urgences de la Cavale Blanche a débrayé une première fois en janvier, trois mois après l'ouverture du service, afin de dénoncer leurs conditions de travail. « La surface des locaux a triplé (2.900 m² contre un bâtiment de 1.050 m²), ce qui fait que le personnel, qui, lui, n’a pas augmenté, passe beaucoup plus de temps à aller d’un endroit à l'autre », expliquaient alors les représentants des organisations syndicales (CFDT, CGT et Sud).

« Plus de temps pour les déplacements, plus de consultations, moins de personnel. Vous prenez le tout et vous avez des personnes qui patientent huit à dix heures sur des brancards dans le couloir, des délais d’attente qui explosent et un personnel proche du burn-out », ajoutait Pascale Roberdet (Sud). Un appel, qui selon la CGT, n'a pas été pris en compte par la direction.
Une semaine avant la mort de l'octogénaire, le syndicat dénonçait encore sur son site « la situation toujours catastrophique » des urgences. « Les mesures mises en place par la direction sont inefficaces ».

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