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QUESTION D'ACTU

Anxiolytiques, somnifères, antidépresseurs...

Tranquilisants : la consommation a ralenti en France en 2015

Selon des chiffres de la Caisse nationale d'assurance maladie, les Français ont diminué leur consommation de tranquillisants l'an passé.

Tranquilisants : la consommation a ralenti en France en 2015 Franck LODI/SIPA

  • Publié 14.02.2016 à 17h50
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Après l’année qui vient de s’écouler (attentats, crise des migrants, chômage), on pouvait s’attendre à ce que les Français augmentent leur consommation de tranquillisants. Mais ce n'est pas du tout le cas, si l'on en croit les chiffres de la Caisse Nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), relayés par le magazine Le Point 

Hausse de consommation d'antidépresseurs

Le nombre de remboursements des anxiolytiques tels que le Lexomil et le Xanax a même diminué de 1,42% par rapport à 2014. La consommation de somnifères a elle aussi chuté de 3,26 % en l’espace d’un an. En revanche, les antidépresseurs enregistrent une hausse de 0,67% par rapport en 2014.

Ce rapport comprend les produits princeps et génériques de l’ensemble des médicaments destinés à soigner l’anxiété, à l’exception du zolpidem et du zoplicone, deux molécules fréquemment utilisées comme des analogues des benzodiazépines.

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Mécanismes de compensation

Faut-il en déduire que les Français parviennent de mieux en mieux à gérer leur stress en se passant de médicaments ? Selon Antoine Pelissolo, chef de service de psychiatrie à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil et interrogé par Le Point, « ce n'est pas parce qu'une population encaisse des traumatismes répétés que ses membres deviennent automatiquement et maladivement anxieux. Il existe heureusement des phénomènes de compensation : l'adaptation de l'humain à son environnement, la solidarité de groupe, la résilience, la résistance individuelle et collective, et bien d'autres mécanismes encore ».

Quand à l’hypothèse selon laquelle des Français anxieux ou dépressifs auraient abandonné les médicaments au profit des psychothérapies et qui constituerait donc la face cachée de l’iceberg, rien ne permet pour l’heure de l’affirmer.

* Les données renseignées couvrent l'ensemble des assurés du régime général de la branche maladie de la Sécurité sociale, en dehors des sections locales mutualistes qui assurent des étudiants et des personnels hospitaliers, de l'Éducation nationale et de la fonction publique, en France métropolitaine hors les départements d'outre-mer.

 

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