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QUESTION D'ACTU

Philippe Poncet, 56 ans

Un patient atteint de BPCO détient le record de l’heure sur piste à vélo

VIDEO. Il est parvenu à gravir le col de l'Espigoulier (Bouches-du-Rhône) malgré sa BPCO. Philippe Poncet détient aujourd'hui le record de l'heure sur piste.

Un patient atteint de BPCO détient le record de l’heure sur piste à vélo Pourquoidocteur (tous droits réservés)

  • Publié 02.10.2015 à 15h52
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Le détenteur du record du monde de l’heure sur piste est un malade. A 55 ans, Philippe Poncet a tenté l’impossible : devenir recordman malgré sa maladie pulmonaire. En effet, depuis son plus jeune âge, ce savoyard est atteint d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). A l’occasion du congrès de l’European Respiratory Society (ERS), qui s’est tenu du 26 au 30 septembre à Amsterdam (Pays-Bas), le cycliste a véhiculé un message d’espoir à l’attention de tous les malades.

Un diagnostic tardif

Philippe Poncet est atteint d’une BPCO de stade « même si ça ne se voit pas », plaisante-t-il. Il faut dire qu’avec son palmarès, il est difficile de deviner la maladie chronique dont il est atteint : il a obtenu le record du monde de l’heure à Hyères (Var) en 2014 – avec une vitesse de 23,890 km/h – et celui de sprint sur 200 m sur piste en juin dernier.

« J’ai été malade pratiquement à la naissance, parce que j’avais une déficience pulmonaire, confie Philippe Poncet à Pourquoidocteur. Ensuite, la BPCO a progressé parce que j’habitais auprès d’une usine qui polluait pas mal, et parce que j’ai fumé sans savoir qu’il ne fallait pas. Je suis à un stade 4 pour de multiples raisons. »

Le savoyard est malade depuis longtemps. Son diagnostic, lui, n’a été posé qu’il y a 9 ans – lorsqu’il avait 47 ans. Malgré le choc, l’ancien sportif décide de se remettre en selle.

 

Les explications de Philippe Poncet, cycliste :

 

« Ce n'est pas la fin »

Pour atteindre son record, Philippe Poncet s’entoure de grands noms du cyclisme : Christian Seznec et Daniel Morelon. « On travaille sur ce qui est existant, donc il faut aller chercher au fond du fond tout ce qui est disponible. Aujourd’hui, on a atteint 95 % des espaces morts, ce qui me permet d’atteindre un second souffle et de passer au-dessus de tout », explique-t-il.
Un travail ardu qui a permis à ce malade d’atteindre littéralement les sommets. Et le message qu’il veut transmettre, c’est un message d’espoir. « Quand on est diagnostiqué, ce n’est pas la fin. C’est très dur, il faut expliquer au médecin qu’un patient doit avoir des informations très rapidement, parce que c’est une maladie anxiogène. On est à l’étouffement 24 heures sur 24. »

 

Les explications de Philippe Poncet, cycliste :

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