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QUESTION D'ACTU

Ne pas mourir d'une maladie incurable

Suicide assisté : à 75 ans, une infirmière britannique choisit de mourir en Suisse

Alors qu'elle était encore en bonne santé, une ancienne infirmière britannique de 75 ans a eu recours au suicide assisté en Suisse. Elle refusait de souffrir d'une maladie incurable. 

Suicide assisté : à 75 ans, une infirmière britannique choisit de mourir en Suisse Yves Logghe/AP/SIPA

  • Publié 04.08.2015 à 17h39
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Une ancienne infirmière britannique de 75 ans, Gill Pharaoh, s’est donnée la mort le 21 juillet pour ne pas subir les maux de la vieillesse. Encore en bonne santé, elle s’est adressée à une assocation suisse pour avoir accès au suicide assisté. Une décision prise malgré le désaccord de ses deux enfants et de son partenaire.

Dans une interview accordée au Sunday Time, elle a expliqué les raisons qui l’ont poussée à se rendre en Suisse. Après avoir travaillé dans un service de soins palliatifs pendant plusieurs années, Gill Pharaoh souhaitait mourir dans la dignité avant d’être atteinte d’une maladie incurable. Elle ne voulait pas devenir « une veille dame bloquée dans des lits d’hôpitaux » et refusait que « les gens se souviennent d'elle comme d'une espèce de vieille dame claudiquant dans la rue ».

« Je suis prête à mourir »

Dans un blog, elle a également raconté qu'elle s'était occupée de sa mère gravement malade. « J’ai vu ma propre mère devenir démente. S’il y avait eu des pilules disponibles à l’époque, je l’aurai sortie de sa misère. Je n’ai pas l’intention de suivre ce chemin ». Dans son dernier message avant de mourir, Gill Pharaoh a expliqué qu’elle avait le sentiment qua sa vie avait été bien remplie et qu’elle était désormais prête à mourir. Elle a passé ses dernières heures auprès de son mari à se promener dans Bâle avant de dîner sur les rives du Rhin.

Le témoignage de cette femme qui militait pour le droit à l'euthanasie et le suicide assisté au Royaume-Uni fait beaucoup réagir outre-Manche. Certains opposants ont même qualifié son geste « d’effrayant ». Dans une interview à BBC London, son compagnon, John Southall, qui ne soutenait pas son choix, a toutefois répliqué que « choisir le moment de sa mort est un droit dont dispose chaque être humain, qui peut se permettre de le nier ? »

Depuis 2003, environ 250 Britanniques sont allés en Suisse pour recourir au suicide médicalement assisté. Une étude de l’université de Zurich parue en août 2014 montrait, par ailleurs, que les 611 personnes décédées par suicide assisté entre 2008 et 2012 étaient de 31 nationalités différentes. Parmi eux, 66 Français avaient choisi la Suisse pour mourir.

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