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CHU de Nancy

Affaire Timéo : le décès de l'enfant serait dû à une surdose médicamenteuse

Par Julian Prial

L'enfant de 4 ans mort soudainement en mai à l'hôpital de Nancy est décédé d'un surdosage médicamenteux 16 fois supérieure à la prescription, affirment les parents.

GILE MICHEL/SIPA

Quand un séjour à l'hôpital vire au cauchemar. Timéo, un enfant de 4 ans, dont la mort soudaine le 1er mai mai à l'hôpital de Nancy, avait entraîné l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet pour homicide involontaire, est décédé d'un surdosage médicamenteux seize fois supérieur à la prescription. C'est ce qu'ont affirmé ce vendredi les parents de la victime lors d'une conférence de presse.

Dans cette tragédie, tout commence lorsque la victime est transportée de l'Hôpital Saint-Charles à Saint Dié (Vosges) vers l'Hôpital d'enfants de Brabois  (CHU de Nancy) la veille, en raison de problèmes cardiaques.
« Il a reçu 16 mg de Colchicine au lieu d'un seul milligramme, alors qu'une dose de 2 mg est déjà létale », affirment les parents. Puis le petit garçon décède dans le service de réanimation de l'hôpital peu de temps après avoir reçu le traitement médicamenteux.
Leur avocat, Me Gérard Welzer, a expliqué que les parents « rendaient publiques les causes de la mort, car ils ont l'impression d'être traités avec mépris à la fois par le centre hospitalier et l'assureur de l'hôpital, la Société hospitalière d'assurances mutuelles (Sham), qui ne répond pas à leurs courriers ».

Pour l'instant, le juge d'instruction en charge de l'affaire, n'a procédé à aucune mise en examen. Une seconde enquête, médico-administrative, avait également été ouverte par l'Agence régionale de santé de Lorraine.