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Cerveau : pourquoi le trajet retour paraît moins long que l'aller

Une étude japonaise affirme que si un voyage retour paraît plus court que l'aller, c'est parce que le cerveau revisite le trajet après-coup.

Cerveau : pourquoi le trajet retour paraît moins long que l'aller Gary Dawson/REX/REX/SIPA

  • Publié 17.06.2015 à 12h26
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Lorsque l’on se promène sur des forums de voyageurs, il est récurrent de tomber sur cette question : pourquoi le trajet retour semble-t-il plus court qu’à l’aller ? Si des spécialistes d'Air France avaient bien tenté de répondre à cette interrogation en pointant l’importance de la force du vent pour les transports aériens, une étude japonaise publiée dans la revue Plos One affirme que cette perception serait due au cerveau des individus. Ce dernier revisite et reproduit le voyage après-coup, un problème de mémoire du temps donc. Cette perception n’est pas ressentie lors du voyage en lui-même, mais plus tard, lorsque le cerveau repense au trajet. La mémoire nous joue des tours. 


Une impression ressentie après-coup

Pour comprendre ce phénomène, le Pr Ryosuke Ozawa et une équipe de scientifiques de l’université d’Osaka (Japon) ont décidé d’étudier une vingtaine de personnes âgées de 20 à 30 ans. Ces dernières ont dû regarder plusieurs courts-métrages mettant en scène le trajet d’un marcheur sur lequel une petite caméra avait été installée. Ces personnes étaient seules lorsqu’elles ont visionné ces images d’une durée de 26 minutes environ.
Les deux groupes ont été formés : le premier devait visionner une vidéo d’un trajet aller-retour réalisé sur une même route, alors que le second regardait un aller-retour sur deux chemins différents.

Durant l’expérience, il a été demandé aux individus, qui étaient privés de montre, de dire à quel moment ils pensaient que trois minutes s’étaient écoulées. Les scientifiques ont également étudié leur activité cardiaque (électrocardiogramme) pour voir si cet exercice pouvait influer sur la perception des choses. L’étude montre que la perception du temps ne diffère pas d’un panel à l’autre. « Les deux groupes ne semblaient pas ressentir le temps de manière différente au moment de l’expérience, en revanche, c’est en y repensant que les effets se font sentir », explique le Pr Ozawa dans une interview accordée au journal Los Angeles Times.
En effet, c’est en analysant les questionnaires distribués à la fin du visionnage que les scientifiques ont constaté cette différence de perception du temps. A posteriori, les participants ont trouvé le trajet retour bien plus rapide que l’aller. On voit que ce phénomène n’est pas ressenti en temps réel, mais en repensant à son voyage. « Ce n’est pas une question de mesurer le temps en lui-même, mais plutôt de jugement de temps passé, basé sur notre mémoire », confirme le Pr Ozawa.


La perception du temps en question

Selon l’étude, cette sensation serait en fait due à l’optimisme des voyageurs avant un déplacement, qui, finalement, s’avère plus long que prévu. Lorsque le voyage retour se profile, le cerveau se persuade que le trajet, certes, sera long, mais qu’il passera bien plus vite que l’aller. Pour compléter ces recherches, le Pr Ozawa souhaite approfondir certains points, et notamment les effets sur le cerveau lorsque l’on revient au même point, mais avec un trajet différent.

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