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QUESTION D'ACTU

Enquête auprès de 3350 élèves parisiens

La e-cigarette ne conduit pas les jeunes au tabac

Une enquête menée par l’association Paris Sans Tabac, en collaboration avec le rectorat de Paris, révèle que la e-cigarette n’est pas initiatrice au tabagisme.

La e-cigarette ne conduit pas les jeunes au tabac Steve Meddle/REX Shutte/REX/SIPA

  • Publié 29.05.2015 à 15h55
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La e-cigarette fait un tabac auprès des jeunes, mais elle ne sert pas de « porte d’entrée » significative dans le tabagisme. C’est en tout cas ce qui ressort d’une enquête auprès de 3350 collégiens et lycéens parisiens et publiée à quelques jours de la Journée mondiale sans tabac de dimanche.

D’après les premiers résultats, le recours à la cigarette électronique a connu une forte augmentation en trois ans avant de se stabiliser cette année. L’enquête transversale de 2015 de l’association Paris sans tabac, a été menée en partenariat avec le rectorat de l’Académie de Paris sur un échantillon représentatif de la population scolaire parisienne.

Une baisse significative des utilisateurs réguliers

Les travaux ont démontré que la e-cigarette entre très tôt dans la vie des élèves. A 12 ans, un sondé sur dix a déjà expérimenté le tabac. A 16 ans, ils sont plus de 50 %. Cependant, une grande majorité des élèves (72 %), qui l’ont expérimentée, avoue ne pas l’utiliser régulièrement.
Entre 2014 et 2015, le pourcentage d’utilisateurs réguliers a même baissé de manière significative, passant de près d’un quart à 11,1 % chez les 16-19 ans. Cette baisse, chez les jeunes âgés de 12 à 15 ans, passe elle de près de 10 % à seulement 6 %.
L’association explique que « même si l’expérimentation est devenue une norme sociale, l’utilisation régulière concerne moins de 10 % des élèves à Paris ».

En parallèle à cette expérimentation importante de la e-cigarette, l’étude révèle une baisse significative du taux de tabagisme quotidien ou occasionnel chez les jeunes (20 % en 2011 à moins de 8 % en 2015 pour les 12-15 ans). Chez les 16-19 ans, en revanche, la baisse est moins importante, puisqu’ils sont encore plus de 30 % à fumer quotidiennement ou régulièrement alors qu'ils étaient près d'un sur deux, en 2011.

« Il appartient aux décideurs politiques de poursuivre le combat  contre certaines pratiques industrielles et commerciales qui oeuvrent dans le sens de la dépendance tabagique des adolescents : nous avons encore beaucoup à faire », explique le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpétrière et président de Paris Sans Tabac.

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