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QUESTION D'ACTU

ESC 2012

L’ECG pertinent contre la mort subite du sportif

La mort subite par arrêt cardiaque chez un sportif professionnel a un impact psychologique fort pour le public et soulève régulièrement la question de savoir comment empêcher un tel événement.  //


  • Publié 26.08.2012 à 06h00
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En direct de l'European Society of Cardiology (Munich, du 25 au 29 Août 2012)
Avec une fréquence de 1 à 3 pour 100 000 sportifs et par an, la mort subite au cours d'une activité sportive ne touche pas que les athlètes de haut niveau. Ceci a conduit la France et l’Italie à recommander une visite médicale obligatoire de « non-contre-indication à la pratique sportive ». Pourtant, il y a débat sur la méthode de dépistage des anomalies cardio-vasculaire chez les jeunes athlètes. L'une des principales controverses concerne le rôle de l’électrocardiogramme (ECG) dans la stratégie de dépistage. En France, l’ECG n’est pas obligatoire.

Ecouter le Pr  François Carré, cardiologue au CHU de Rennes : "La visite de non-contre indication pour la pratique du sport ne doit pas être considérée comme une corvée"

 

D’après une étude présentée au Congrès de la société européenne de cardiologie, l'ECG serait un examen à la fois pertinent et indispensable pour diagnostiquer des anomalies cardiaques chez les jeunes athlètes. Entre février 2011 et avril 2012, 1070 athlètes de moins de 20 ans ont été examinés en Suisse. Une anomalie cardiaque, jusque-là méconnue, a été diagnostiquée chez 2 % des athlètes, anomalie qui pouvait être potentiellement responsable d’une mort subite dans 0,4% des cas (syndrome de Wolff-Parkinson-White et syndrome du QT long). L’ECG a été critique pour l'établissement de ces diagnostics : sans ECG, ces diagnostics auraient été faits chez seulement 0,8% des athlètes, alors que l’ECG a porté le niveau de diagnostic à 2 % des sportifs.

Ecouter le Pr  François Carré, "L’ECG permet de détecter 60% des anomalies contre 5% seulement pour l’examen clinique"

 

Dans l’étude Suisse, le coût total est resté raisonnable, alors que l’ECG est 7 fois plus cher en Suisse qu’en France.  De plus, le nombre d’examens supplémentaires induits en raison d’un doute à la suite de l’ECG est resté limité : échocardiogramme (5,6% des athlètes) et épreuve d'effort (4,0%).
Le dépistage des anomalies cardiaques pouvant conduire à la mort subite par ECG est donc, non seulement réalisable à moindre coût, mais indispensable puisqu’il fait plus que doubler la performance de l’examen du sport. Une seule condition cependant : la compétence du médecin et la qualité de l’ECG. Celles-ci doivent être bonnes sous peine de favoriser les explorations abusives. 





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