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QUESTION D'ACTU

Le syndrome de l'enfant secoué


  • Publié 27.06.2012 à 06h00
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Si le nombre d'enfants maltraités est en baisse, près de 20 000  mineurs sont encore violentés physiquement chaque année, les situations de « risque de maltraitance» , en revanche, continuent d’augmenter. On estime que 80 000 enfants sont dans notre pays sous le risque de violence physique ou d’abus sexuels.
Ces derniers sont en diminution  certainement grâce à un meilleur dépistage des pédiatres et des psychiatres qui sont souvent confrontés dans leur pratique à ce qu’ils appellent le « commerce des divorces », les fausses accusations d’abus sexuels destinées à favoriser la garde par l’un ou l’autre des parents.

Mais dans les cas biens réels, si la médecine spécialisée est parfaitement arrivée à faire le distinguo, les médecins passent souvent à côté du drame de la maltraitance. Pour s’en persuader, il faut s’arrêter quelques instants sur l’existence d’un syndrome – c’est ainsi que l’on appelle un ensemble de symptômes qui ne représentent pas une maladie bien définie – le syndrome de l’enfant secoué.
Ce sont des enfants qui présentent des saignements intracrâniens après avoir été violemment secoués. Comment parler de maltraitance alors que les parents naïvement évoquent « un bébé qui, à cause d’une otite par exemple, a été secoué car ses cris et ses pleurs devenaient insupportables ! Dans ce cas d’ailleurs, on retrouve souvent une soirée familiale copieusement arrosée.
Pour les médecins, le diagnostic est difficile à faire car les aveux sont rarement spontanés. Pourtant ce geste, semble-t-il anodin pour certains parents, a des conséquences la plupart du temps dramatiques. Si 20 % à peine des enfants s’en sortent sans conséquences, 80 % décèdent ou gardent des séquelles graves : cécité, épilepsie ou arriération mentale.
Le lien entre toutes ces manifestations est souvent impossible à faire et, comme ce syndrome des enfants secoués est méconnu de la plupart des médecins, ces petits martyrs restent ignorés. Alors les statistiques peuvent toujours s’améliorer, le problème reste plus que jamais un fait de société et un vrai problème de santé publique. 

Lorsque l’on déborde d’amour pour son enfant, ce qui concerne heureusement la majorité des parents, on se demande toujours ce que l’on pourrait bien leur transmettre. Notre civilisation soit disant "hyper évoluée"  devrait déjà répondre certainement pas des « coups » !.

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