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Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être

Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être

Publié le 03.10.2016
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Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être
©123RF-hannamariah

Avant l’âge de trois mois, les pleurs sont fréquents et le plus souvent sans gravité. Pour le bébé, c’est le meilleur moyen de s’exprimer, et les parents doivent savoir l’écouter. Quelques méthodes permettent de calmer les pleurs.

Pleurs du bébé : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
Les « coliques du nourrisson » se manifestent par des pleurs fréquents, temporaires et difficiles à calmer. Ce trouble bénin disparaît naturellement après l’âge de quatre mois.
Le « syndrome du bébé secoué » est un très grave traumatisme cervical et cérébral du nourrisson dont les parents sont parfois involontairement responsables.

Quelles sont les causes de pleurs du nourrisson ?

Pour un bébé, pleurer est la seule façon d’alerter son entourageafin de lui communiquer un besoin ou une sensation. A cet âge, un enfant ne pleure pas sans raison et ne fait pas de caprices.
Ce moyen de s’exprimer est donc naturel et l’on considère que deux heures de pleurs par jour est une moyenne normale. En fait, la fréquence et la durée des pleurs augmentent jusqu’à l’âge de six semaines pour diminuer ensuite.
Classiquement, le bébé pleure pour exprimer une sensation de faim, de douleur ou de mal-être : ennui, fatigue, envie de sommeil, sensation de froid ou de chaleur, de peur et d’angoisse.
Des pleurs excessifs, qui surviennent le plus souvent en fin de journée et en début de nuit, sont souvent dus à la colique du nourrisson. Les pleurs sont intenses, le bébé est agité. Les coliques sont difficiles à calmer, s’arrêtent spontanément sans raison. Les causes ne sont pas connues avec précision.
En cas de douleurs, les pleurs sont intenses, de sonorité aiguë et perçante. L’origine de la douleur peut être une rhinopharyngite, une otite, rare avant l’âge de trois mois, ou des ballonnements intestinaux. Un érythème fessier est responsable de sensation de brûlure et de démangeaisons.
Plus rarement, une pyélonéphrite, une hernie inguinale étranglée ou un traumatisme peuvent être responsables de pleurs excessifs.
Mais souvent, il n’est pas retrouvé d’explication rationnelle aux pleurs et le bébé se calme de lui-même.

Qu’est-ce que les spasmes du sanglot ?

Les spasmes du sanglot sont une forme particulière de pleurs qui s’observe chez certains enfants âgés de un à trois ans.
Au cours d’une crise de pleurs, l’enfant se retient de respirer jusqu’à devenir bleu, tomber, voire perdre connaissance.
Ces crises, destinées à impressionner les parents, ne sont pas dangereuses. En présence d’une crise de spasmes du sanglot, mieux vaut garder son calme et faire comme si de rien n’était.

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Chaque année, entre 180 et 200 enfants seraient affectés en France par ce syndrome. Un chiffre certainement sous-évalué car le diagnostic peut être difficile, les signes évocateurs sont encore mal connus et la maltraitance n’est pas toujours envisagée.
Parmi eux, 10 à 40 % des bébés secoués meurent des suites de ce qui s’apparente à un traumatisme crânien et cervical. La majorité des autres conservent des séquelles graves à vie (paralysie, épilepsie, troubles visuels), précise la Haute Autorité de Santé (HAS).
Le plus souvent, ce drame arrive lorsque la personne qui s'occupe de l'enfant, est exaspérée par ses pleurs. Dans 7 cas sur 10, le responsable est un homme et la fatigue physique et nerveuse joue un rôle de premier plan. Les enfants de moins d’un an sont les plus touchés par cette maltraitance, et en particulier les nourrissons de moins de 6 mois.

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