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Méta-analyse dans The Lancet

Les prématurés exposés à des formes graves de grippe

Une méta-analyse montre pour la première fois que la prématurité est un facteur de risque de grippe grave. D'après les auteurs, cet effet persistant "probable" se verrait au-delà de l’âge de 2 ans.

Les prématurés exposés à des formes graves de grippe Zickl David/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 08.12.2014 à 17h54
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Être né prématuré augmente le risque de grippe compliquée. C'est ce qui ressort d'une étude publiée il y a quelques jours dans « The Lancet ».
Un conclusion d'autant plus intéressante qu'elle se base sur l'analyse de 27 études incluant 14 086 enfants.

Un risque multiplié par quatre 
Et d'après l’équipe dirigée par le Dr Kay Wang de l’Université d’Oxford c’est la première fois qu’une étude met en évidence la prématurité (naissance avant 36 ou 37 semaines d’aménorrhée) comme un facteur de risque majeur de grippe grave.
Pour arriver à cette conclusion, ces épidémiologistes britanniques ont sélectionné des données publiées et non publiées, toutes issues de soins primaires ou ambulatoires. La définition de la grippe compliquée était l’admission à l’hôpital. Résultat, le groupe des enfants nés prématurés est l’un des plus exposés aux formes compliquées de grippe. En détails, sur les sept études particulières ayant inclus 3 142 enfants, le risque d’hospitalisation pour grippe compliquée s’est avéré plus que quadruplé chez les prématurés.
De plus, la méta-analyse suggère que ce risque pourrait persister au-delà de l’âge de 2 ans.

Stratégie du "cocooning" en France
Conclusion des experts, « ces résultats suggèrent d’actualiser les recommandations pédiatriques pour la vaccination antigrippale. » Pour eux, dès l’âge de 6 mois, les enfants nés prématurément devraient faire partie des populations prioritaires à vacciner contre la grippe.
Ils rappellent à ce titre que les enfants de moins de 6 mois ne peuvent pour leur part « pas être vaccinés ». Les vaccins inactivés (qui contiennent des agents infectieux ou une toxine produite par ceux-ci)  sont en effet peu immunogènes (antigène capable d'induire une réponse immunitaire) chez les plus jeunes. Et les vaccins vivants atténués (qui contiennent un agent infectieux vivant) ne sont recommandés qu’après l’âge de 2 ans.
Pour rappel, en France, la stratégie de « cocooning » est mise en avant pour les tout-petits. Elle recommande de vacciner l’entourage d’un prématuré âgé de moins de 6 mois.

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