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Etude parue dans The Lancet

Prendre du poids entre deux grossesses nuit à la santé du fœtus

Prendre du poids entre deux grossesses augmente le risque pour le foetus et le nourrisson. 6 kilos en trop sont associés à une hausse du risque de mortinatalité.

Prendre du poids entre deux grossesses nuit à la santé du fœtus SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 03.12.2015 à 14h49
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Six kilos, cela peut paraître anodin. Mais entre deux grossesses, une telle prise de poids peut être lourde de conséquences. Ce paramètre est associé à une augmentation significative du risque de complications pour le fœtus et le nouveau-né. C’est le résultat d’une large étude de cohorte parue dans la revue médicale The Lancet.

Risque accru à chaque kilo

Prendre 11 kilogrammes entre deux grossesses augmente de 50 % le risque de mortalité du fœtus, selon les chercheurs du Karolinska Institutet. Cette association vaut pour les femmes qui présentaient un surpoids comme pour celles de poids normal lors de la première gestation.

« Cette étude confirme des données qu’on suspectait déjà, rappelle Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). On sait qu’il existe une association linéaire entre l’IMC et le risque de complication chez le nouveau-né sous forme de nouveau-né ou de complication autour de la naissance. Cette fois, les chercheurs démontrent une association avec chaque kilo pris, alors qu’auparavant on parlait de classes d’IMC. » Et 6 kilogrammes sont loin d’être négligeables.

Ecoutez...
Philippe Deruelle, secrétaire général du CNGOF : « Si vous prenez une femme qui mesure 1m66, qui fait environ 60 kilos, cela représente 10 % de son poids. »

 

Perdre du poids rapidement

Garder ces kilos en trop est problématique pour la mère, mais surtout pour le fœtus. Les complications répertoriées dans l’étude font état d’anomalies congénitales, d’asphyxies à la naissance, d’infections et de morts subites du nourrisson. Cette accumulation de graisse favorise l’inflammation et le stress oxydatif, avec un impact négatif sur le placenta. « Une prise de poids rapide, sur quelques années, se fait forcément sur de la graisse, explique Philippe Deruelle. Elle va produire des substances néfastes pour le bébé et le placenta, ce qui augmente le risque de complications. »

Pour éviter ces incidents, une seule solution : encourager la perte de poids dès l’accouchement. Cette technique est efficace. En effet, les femmes en surpoids qui se sont amincies au cours du suivi ont vu le risque de mortinatalité réduit de 50 %. « Il faut encourager une perte de poids rapide, dès la naissance du bébé, confirme Philippe Deruelle. Si une patiente n’a pas perdu ses kilos de grossesse, il faut l’aider à perdre ce poids pour la grossesse suivante, ce qui va réduire les risques. »

Ecoutez...
Philippe Deruelle : « Il faut essayer d’accompagner les femmes sur une perte de poids modérée sans les juger, en faisant preuve d’empathie. »


L’allaitement peut être une aide à la perte de poids. Les femmes qui donnent le sein ont tendance à retrouver leur poids d’origine plus facilement que les autres.

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