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QUESTION D'ACTU

Dioxyde d’azote, particules fines…

Pics de pollution : ils augmenteraient les taux de suicide

Une étude américaine fait état d’un lien entre les pics de pollutions atmosphérique et le taux de suicides, suggérant que les hommes de 36 à 64 ans seraient les plus à risque.

Pics de pollution : ils augmenteraient les taux de suicide Stephane Bisseuil/Francol/SIPA

  • Publié 15.02.2015 à 18h22
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Une étude menée par l’Université de l’Utah soutient l'hypothèse qui associe un risque plus élevé de suicide à une surexposition à la pollution atmosphérique. Amanda Bakian, qui co-signe ce travail, avait déjà publié sur le sujet en avril 2014. Elle avait alors montré que la présence de particules fines et de dioxyde d’azote dans l'air étaient liés à un risque accru de suicide.


Populations inégales face au suicide

Cette nouvelle étude confirme le lien entre suicide et pollution atmosphérique mais précise que toute les personnes ne sont pas égales face au risque. Publiés dans l’American Journal of Epidemiology, les résultats indiquent que ce sont les hommes, âgés de 36 à 64 ans, qui ont davantage tendance à se suicider après un épisode d’exposition à un pic de pollution. « Nous ne sommes pas parfaitement certains de la raison pour laquelle le risque de suicide était plus élevé dans ces deux groupes, mais nous supposons que cela pourrait être parce que ces personnes étaient davantage sensibles aux effets de la pollution atmosphérique que les autres », a déclaré Amanda Bakian.

Pour parvenir à ces conclusions, de plus de 1500 cas de suicides survenus à Salt Lake City entre 2000 et 2010 ont été analysés. La probabilité de se suicider étaient 20% plus grande pour les personnes qui avaient été exposées à des niveaux élevés de dioxyde d’azote dans les deux à trois jours précédents. Pour les individus exposés aux particules fines le risque de suicide était accru de 5%, avec un maximum relevé durant le printemps et l’automne.


D’autres études nécessaires pour conclure

Les auteurs de l’étude restent prudents sur les conclusions à en tirer ; il n’est pas question de dire que les pics de pollution atmosphérique sont responsables de suicides, mais que des niveaux de pollution élevés pourraient interagir avec d’autres facteurs et augmenter le risque de suicide. « La prochaine étape sera de déterminer de façon plus détaillée quels sont les éléments – comme les facteurs génétiques et sociodémographiques – qui sont responsables de l’augmentation de la vulnérabilité au suicide à la suite d’une exposition à un pic de pollution », a indiqué Amanda Bakian.

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