Publicité

QUESTION D'ACTU

Expérimentation à Marseille

Infections nosocomiales : une puce surveille l’hygiène des soignants

Les hôpitaux de Marseille (Bouches-du-Rhône) utilisent les nouvelles technologies contre les infections nosocomiales. Une puce alerte si le protocole de lavage des mains n’est pas respecté.

Infections nosocomiales : une puce surveille l’hygiène des soignants DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 14.01.2015 à 13h46
  • |
  • |
  • |
  • |


L’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) prend les grandes mesures contre les infections nosocomiales. Les hôpitaux de la Cité phocéenne ont été touchés en octobre 2013 par une épidémie d’infections par la bactérie Clostridium difficile. L’expérience a visiblement servi de leçon : une équipe de l’Hôpital Nord a mis au point des systèmes électroniques pour tracer l’hygiène des mains et les soins prodigués aux patients.

 

Des données en temps réel

800 infections nosocomiales sont dénombrées chaque année, 10 000 entraînent un décès. Les protocoles d’hygiène sont pourtant très stricts en milieu hospitalier, et incluent la désinfection des mains avec une solution hydro-alcoolique. Pour mieux comprendre comment les bactéries sont transmises, l’AP-HM a créé deux dispositifs électroniques, dont le fonctionnement est publié dans Clinical Microbiology and Infection.

 

L’hygiène des mains chez les soignants hospitaliers pourra être tracée grâce à une puce intégrée à la chaussure de chaque professionnel. Ce système automatisé envoie un signal si le protocole de lavage n’est pas respecté. « Le système fournit en temps réel des données sur la friction hydro-alcoolique des mains, et évalue le taux de solution hydro-alcoolique utilisé par chaque agent », explique Sophia Boudjema, infirmière en 3e année de doctorat, qui a co-signé l’étude. « Il a été testé et perfectionné par les soignants pendant deux ans. Cela a pris du temps, et va permettre la mise en place d’actions ciblées afin d’améliorer les taux de compliance. » L’autre outil, le Patient Smart Reader, concerne les soins aux patients.

 

« Remettre en question nos pratiques »

L’intérêt d’un tel dispositif est double : mieux comprendre comment se transmettent les infections nosocomiales, mais aussi inciter les professionnels de santé à suivre le protocole à la lettre. « Cela nous a permis de sécuriser les soins - notre objectif numéro un-, mais aussi de valoriser les compétences du personnel, toutes catégories confondues », conclut Elizabeth Costat, professionnelle de santé à l’AP-HM. « Nous étions tous rassemblés autour de ce projet de recherche, et avons pu remettre en question nos pratiques, en analysant les obstacles à l’utilisation des solutions hydro-alcooliques. Cela a créé une émulation très bénéfique pour toute l’équipe. »

Ce sujet vous intéresse ? Venez en discuter sur notre forum !
Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité