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La pénurie d’ophalmos

Par Philippe Berrebi

Cet ophtalmo de la Sarthe se souviendra longtemps de ce scanner là. Gêné par une baisse de la vision, un de ses patients téléphone à sa secrétaire mais n’obtient un rendez-vous que six mois plus tard. Le carnet est plein. Résultat, l’examen révèle une tumeur fichée sur le côté gauche du cerveau. Pris à temps, se désole le médecin, il aurait pu commencer une chimiothérapie  et serait peut être en rémission aujourd’hui. Une histoire parmi d’autres que raconte le Journal du dimanche (JDD) pour commenter les résultats de l’enquête Ifop. 58% des Français ont renoncé à consulter un spécialiste en raison des délais.« Des délais d’attente qui explosent, titre le journal suivi par la plupart de vos quotidiens : 103 jours pour un ophtalmo, 51 pour une gynéco, 38 pour dermato. Le coût de la consultation et l’éloignement ne sont pas sans effet, relève le JDD. Mais il y a plus surprenant, remarque le cabinet conseil à l’origine de l’enquête. « Les délais de rendez-vous proposés par les médecins sont beaucoup plus courts. Les raisons de ce décalage : « les praticiens et leurs patients ne sont pas disponibles en même temps ». Alors pourquoi les spécialistes ne s’adapteraient-ils pas aux horaires de sa patientèle, propose le cabinet conseil. « Les spécialistes, poursuit un responsable, devront faire la révolution du service sur le mode de la grande distribution ».