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Au Libéria

Ebola : un médecin humanitaire américain touché par le virus

Par la rédaction

Un médecin d'une ONG américaine travaillant au Libéria a été contaminé par le virus Ebola. Il est actuellement en quarantaine et traité à l'hôpital de Monrovia.

Kjell Gunnar Beraas/AP/SIPA

Kent Brantly a fait le diagnostic lui-même. Ce médecin de 33 ans, en mission humanitaire au Libéria, souffre de la fièvre hémorragique Ebola. C'est ce qu'a révélé Samaritan's Purse, l'organisation pour laquelle il travaille. Il a été immédiatement placé en quarantaine dans une chambre de l'hôpital de Monrovia, la capitale du Liberia. C'est le premier médecin à être ainsi lui-même contaminé par le virus qu'il tente de combattre. Kent Bradly est en effet le médecin chef de Samaritan's Purse. Il est "marié et père de deux enfants", a indiqué l'ONG chrétienne dans un communiqué.

Le Dr Kent Brantly aurait précédemment déclaré que "lors des précédentes épidémies d'Ebola, beaucoup de victimes étaient des professionnels de santé qui travaillaient au contact des personnes infectées".


Les humanitaires renforcent leur présence
Ce cas de contamination intervient à un moment où l'épidémie de fièvre Ebola s'étend en Afrique, et tout particulièrement en Sierra Leone, qui est devenu le nouvel épicentre de l'épidémie d'après l'OMS. L'ONG Samaritan's Purse souligne d'ailleurs dans son communiqué qu'elle poursuit ses missions médicales en coopération notamment avec les centres américains de contrôle des maladies, l'OMS et le ministère de la Santé du Libéria.

L'association humanitaire travaille aussi avec Médecins sans frontières (MSF). Et pour tenter d'endiguer l'épidémie, ces dernières renforcent leur présence dans les zones touchées. Ce dimanche 27 juillet, MSF et Samaritan's Purse devait ouvrir, à Monrovia, un nouvel hôpital sous tente d'une capacité de 40 à 60 lits.

Selon le dernier bilan de l'OMS,  c'est « la plus importante épidémie liée au virus Ebola en termes de nombre de foyers actifs et de nombre de cas et de décès rapportés. » Plus de 660 décès ont été recensé et le taux de létalité inquiète les médecins sur place. Il dépasse les 60%. Ce qui signifie que plus d'un malade sur deux décède lorsqu'il contracte cette fièvre hémorragique.