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QUESTION D'ACTU

632 décès en Afrique de l'Ouest

Ebola : plus de 60 % des personnes infectées décèdent

L'Afrique de l'Ouest reste menacée par le virus Ebola car l’épidémie est toujours aussi meurtrière. Pour preuve, 60,3 % des malades meurent. Résultat, le dernier bilan fait déjà état de 632 décès. 

Ebola : plus de 60 % des personnes infectées décèdent  NANZER/SIPA

  • Publié 23.07.2014 à 20h37
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La fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola poursuit sa mortelle progression en Afrique de l’Ouest. Dans son point du 23 juillet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique en effet qu'il s’agit de « la plus importante épidémie liée au virus Ebola en termes de nombre de foyers actifs et de nombre de cas et de décès rapportés. » Plus précisément, celle-ci se concentre sur trois pays d'Afrique de l'Ouest (Guinée, Sierra Leone, Libéria) qui paient un lourd tribut face au virus. En chiffres, ce sont 1 048 cas et 632 décès qui ont été rapportés à l'OMS à l'heure actuelle. De plus, le taux de létalité observé inquiète les médecins sur place.


Plus d'un malade d'Ebola sur deux décède 
Ce dernier atteint il est vrai les 60,3 %. Ce qui signifie que plus d'un malade sur deux décède lorsqu'il contracte cette fièvre hémorragique. 
En détail, c'est la Guinée qui est le pays le plus touché. Là-bas, le bilan épidémiologique fait état de 410 cas dont au moins 301 ont fait l’objet d’une confirmation biologique. Parmi ces cas, 310 sont décédés (létalité observée de 75,6 %).
En Sierra Leone, 442 cas, dont 368 confirmés et 206 décès ont été rapportés dans au moins cinq districts du pays. Des cas ont aussi été rapportés dans la capitale Freetown depuis le 2 juin 2014.
Enfin, au Libéria, le bilan épidémiologique fait état de 196 cas (dont 76 confirmés). Parmi ces cas, 116 sont décédés.


Des équipes de l’OMS sur place

Face à ces chiffres alarmants, l'OMS a organisé les 2 et 3 juillet 2014 une réunion d’urgence sanitaire au Ghana à laquelle ont été invités les ministres de la Santé de 11 pays africains (1). Les participants se sont attachés à faire le point de la situation actuelle, et à mettre au point un plan opérationnel de riposte pour combattre la flambée épidémique.
Résultat, l’OMS, ses partenaires techniques du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN), les institutions des Nations Unies et des donateurs ont décidé de continuer à fournir l’appui technique nécessaire aux ministères de la Santé pour interrompre la transmission de la maladie à virus Ebola dans les communautés et les établissements de santé. Cet appui est assuré par le déploiement d’experts supplémentaires, l’apport d’une aide logistique sur le terrain et la fourniture de matériel (installation de laboratoires de terrain et livraison d’équipements et de fournitures médicaux).
Pourtant, sans le soutien de la population, rien n’est possible. Médecins Sans Frontières (MSF) signalait récemment la méfiance de certains habitants… et déplorait les réticences des populations à respecter les règles sanitaires préventives. Parmi elles, la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) recommande aux communautés rurales de la région de ne pas consommer de chauve-souris frugivores. Cette espèce est en effet suspectée d'être le réservoir le plus probable du virus Ebola.

Enfin, l’OMS n’a pas, à ce jour, émis de restrictions de voyage à destination de ces pays. Mais pour l'Organisation, les mesures de prévention doivent être néanmoins rappelées, notamment pour les personnes amenées à prendre en charge des patients atteints de la maladie (pas de contact avec le sang, les tissus ou les liquides biologiques de personnes/animaux infectés).

(1) Cote d’Ivoire, République Démocratique du Congo, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Liberia, Mali, Sénégal, Sierra Leone et Ouganda

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