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QUESTION D'ACTU

Vélo sur ordonnance


  • Publié le 20.04.2012 à 00h00
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Après avoir fait la chasse aux œufs de Pâques, il est temps de se remettre à une activité physique, le vélo...
Oui, c’est justement pour limiter les dégâts de la consommation d’œufs en chocolat que j’ai eu envie de vous parler de cette initiative originale de la ville de Strasbourg. La communauté urbaine a décidé d’inciter ses administrés à faire du vélo. Et là où c’est original, c’est qu’elle va passer par les médecins pour atteindre son objectif.

C’est-à-dire ?
Et bien, une cinquantaine de généralistes, de cardiologues et de médecins du sport vont pouvoir prescrire du vélo à leurs patients. Et avec leur ordonnance, leurs patients auront le droit d’utiliser gratuitement les Vélhop, qui sont l’équivalent des Vélib parisiens. La ville paiera les 20 euros d’abonnement mensuel. Alors, ce bon de gratuité n’est pas valable indéfiniment puisque le médecin prescrira un temps précis d’activité physique.

Mais concrètement, qui pourra bénéficier de cette prescription de vélo ?
Alors, pour le moment, ce sont seulement des malades qui sont concernées. Essentiellement des diabétiques, des personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou encore d’obésité. Parce qu’il a été démontré à plusieurs reprises que l’activité physique et notamment le vélo sont, si je puis dire, des médicaments efficaces. Des sports d’endurance permettent de faire baisser la tension, le taux de glycémie… et cela peut empêcher de faire un nouvel accident cardiaque.

Mais, Cécile, vous dites que la gratuité ne dure qu’un temps, du coup, est-ce que ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau ?
A priori, non parce que tous les médecins vous le diront : le plus dur, c’est de faire le premier pas, par exemple, de reprendre une activité physique après un infarctus. Quand vous avez pris l’habitude de faire une partie de vos trajets quotidiens à vélo plutôt qu’en bus, que vous commencez à en ressentir les bienfaits, le pari est presque gagné. En plus, chaque patient sera suivi par un conseiller sport et santé. Mais, de toute façon, la ville de Strasbourg a prévu d’évaluer l’initiative au bout d’un an.

Et si l’expérience porte ses fruits, tous les strasbourgeois pourront faire du vélo gratuitement ?
Dans un second temps, l’expérience pourrait en tout cas être étendue aux personnes qui risquent d’avoir l’une de ces maladies. Autrement dit, en prévention. Et si tout roule, sans mauvais jeu de mot, l’assurance maladie pourrait mettre la main à la poche et prendre en charge ces abonnements aux Velhop. Parce qu’évidemment l’activité physique est un médicament qui ne creuse pas le trou de la sécu !

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