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QUESTION D'ACTU

500 personnes rassemblées

La Réunion veut mettre fin au massacre du diabète

Faute d’un arrêté interministériel qui interdit l’ajout de sucre dans les produits alimentaires vendus Outre-mer, n’est toujours pas appliquée. A la Réunion, un habitant sur dix souffre de diabète.

La Réunion veut mettre fin au massacre du diabète Photo du Facebook de l'Association Diabète Nutrition, Adn974

  • Publié le 31.05.2014 à 16h20
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«Diabète : arrêtons le massacre, appliquez la loi Lurel», «On se sucre sur notre dos». Ils étaient 500 manifestants ce samedi matin à défiler dans les rues de Saint-Denis (La Réunion) avec ce slogan brandi sur les pancartes. Leur revendication : faire appliquer la loi Lurel sur le taux de sucre contenu dans les aliments vendus dans ce département d’Outre-mer (Dom). Cette loi adoptée par le Parlement français le 21 mai 2013 et publiée en juin de la même année interdit l'ajout de sucre dans les produits alimentaires. Plusieurs grandes marques ont l'habitude de sucrer leurs produits plus fortement dans les Dom qu'en métrople, et ce pour des raisons de marketing.


A l’occasion du vote de cette loi, le rapporteur au Sénat Michel Vergoz, élu PS de la Réunion, avait expliqué qu'en Martinique des yaourts aux fruits produits localement « contiennent de 27 % à 50%  de plus de sucres ajoutés ». Pour les boissons, c’est la même chose : « Une canette de soda contient 14 g de sucres ajoutés en Martinique, contre 10 g [en métropole] », selon le sénateur socialiste de la Martinique, Maurice Antiste, interviewé par Le Monde en 2013.

Or la surconsommation de sucre est extrêmement néfaste pour la santé. Un Réunionnais sur 10 est atteint du diabète, selon le président de la Mutualité de la Réunion, Théodore Hoarau, à l'origine du rassemblement. « Cette maladie est responsable de 250 morts par an, soit 4 fois le taux de décès brut métropolitain dû au diabète, et de 1000 amputations par an ». «Son coût est de 560 millions d'euros, c'est trois fois plus qu'en métropole», a-t-il ajouté, pointant du doigt le « business vicieux » du diabète dont profitent, selon lui, certaines associations et l'industrie agro-alimentaire ou pharmaceutique.

Autre impact du sucre sur la santé des populations ultramarines : dans les Dom, il existe une prévalence de l'obésité de 22 % en Martinique et de 23 % en Guadeloupe, contre 14,5 % dans l'Hexagone, touchant particulièrement les femmes et les enfants (9 % des enfants seraient obèses en Guadeloupe et en Martinique, contre 3,5 % dans l'Hexagone).

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