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Après le sud de la France, la région parisienne

Méningite : un 4e décès en 3 semaines

Après le décès de 3 personnes à Nice, fin février, un homme de 19 ans est mort d’une ménigite foudroyante jeudi matin à Aulnay-sous-Bois.

Méningite : un 4e décès en 3 semaines PFG/SIPA

  • Publié 15.03.2014 à 11h58
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Un 4e décès dû à la méningite vient à nouveau endeuiller l’Hexagone. Un jeune homme de 19 ans est mort jeudi matin d’une méningite foudroyante à l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Admis la veille au soir, il est décédé quelques heures seulement après l’apparition des premiers symptômes. Une quarantaine de personnes ayant côtoyé la victime, dont onze salariés de l'hôpital ont reçu un traitement préventif par antibiotique.

Trois autres personnes ont succombé à la même maladie à Nice fin février. Deux des victimes appartenaient à la même famille : un homme de 29 ans décédé dimanche 23 février à l'hôpital L'Archet de Nice, et son beau-frère de 22 ans, mort deux jours plus tôt à son domicile. La troisième personne avait succombé le 22 février à une méningite à méningocoque B, une infection hautement pathogène.

700 cas déclarés chaque année

La méningite, une inflammation des méninges c'est-à-dire les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière, peut toucher tout le monde, mais plus particulièrement les enfants et les adolescents. Chaque année, environ 700 cas sont déclarés dans l'Hexagone. En 2012, sur les 559 infections à méningocoques recensées, 46 personnes ont trouvé la mort.
Quels sont les symptômes de cette maladie ? Une forte fièvre, une sensibilité exacerbée à la lumière, une raideur de la nuque, de violents maux de tête, et enfin des nausées et des vomissements.

Si ces 4 cas sont très rapprochés dans le temps, cela ne signifie pas pour autant que la France est frappée par une épidémie de méningite. L’Agence régionale de santé a tenu à rassurer la population, en faisant savoir que « bien que la survenue des cas d'infection invasive à méningocoque mobilise les autorités sanitaires et les professionnels de santé, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur [où ont survenu les 3 premiers décès] ne connaît pas une situation épidémique ».
La meilleure solution consiste à se vacciner contre les bactéries responsables de méningites graves (méningocoque, pneumocoque, Hæmophilus influenzae de type B). Par ailleurs, dans le cas d’une méningite à méningocoques, un traitement préventif est préconisé dans l’entourage de la personne qui déclare cette maladie. Il dure deux jours et concerne toutes les personnes ayant fréquenté la même collectivité que le malade (crèche, école, collège, lycée, entreprise, etc... ) même s’il n’ont pas eu de contact direct avec lui. De plus, les personnes en contact régulier et répété avec le malade sont vaccinées (hors méningocoque de sérogroupe B).

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