- Dans l’espace, l’apesanteur peut avoir des répercussions sur la santé cardiovasculaire, notamment des troubles du rythme cardiaque, des caillots sanguins ou de l’hypotension artérielle.
- L’isolement et le confinement dans la navette peuvent aussi affecter la santé mentale des astronautes.
- Avant une mission, ceux-ci sont très suivis médicalement et sont préparés physiquement et mentalement.
Mission réussie. En moins de dix jours, les quatre astronautes de la mission artémis sont allés à plus de 406.000 km de la Terre pour faire le tour de la Lune. De retour ce vendredi 10 avril, il vont devoir désormais récupérer de ce voyage, pas de tout repos pour l’organisme.
Hypotension artérielle, troubles cardiovasculaires, perte osseuse
Avec l’augmentation des voyages dans l’espace, la science cherche à mesurer leur impact sur la santé physique et mentale des astronautes. Selon Euronews, la National Aeronautics and Space Administration (NASA), à l’origine de la mission Artemis, met en avant plusieurs risques.
Le premier est lié à la gravité. Son absence peut entraîner une perte musculaire, de densité osseuse et favoriser l'apparition du syndrome neuro-oculaire associé au vol spatial (SANS). La cause de ce dernier vient du déplacement des fluides corporels qui, en apesanteur, est perturbée et peut entraîner des troubles de la vision ou affecter la pression intracrânienne.
Dans l’espace, l’apesanteur peut aussi avoir des répercussions sur la santé cardiovasculaire. Les astronautes sont notamment plus à risque d’être atteints de troubles du rythme cardiaque, de caillots sanguins ou d’hypotension artérielle. Selon le Manuel MSD, cette baisse de la tension artérielle peut “provoquer des symptômes comme des vertiges ou des évanouissements” et, en cas de forte diminution, “des lésions organiques”.
Perturbation du rythme circadien
Durant leur voyage, les astronautes ne sont pas soumis aux mêmes cycles jour/nuit que sur Terre, ce qui perturbe leurs rythmes circadiens. Il s’agit de notre horloge interne qui se base justement sur l’alternance jour/nuit, avec un cycle de 24 heures.
Dans notre organisme, beaucoup d’activités physiologiques dépendent du rythme circadien, comme la santé mentale, la digestion, le sommeil, les sécrétions hormonales, la pression sanguine… Autant de facteurs physiologiques qui peuvent donc être perturbés chez les astronautes en mission.
Et ce d’autant plus que l’alimentation n’est pas la même dans l’espace. Pendant tout le voyage, les astronautes sont privés d’aliments frais et n’ont donc pas la même qualité nutritionnelle. Enfin, le dernier risque que courent les professionnels de l’espace lors de leurs missions concerne la santé mentale. L’isolement et le confinement au sein de la navette spatiale peuvent perturber l’humeur et générer du stress et de l’anxiété.
La clé pour un voyage réussi réside donc dans la préparation, aussi bien physique que mentale. Avant de s’envoler, les astronautes passent s'entraînent et passent de nombreux examens médicaux pour s’assurer qu’ils sont prêts à s’envoler vers de nouvelles contrées.


