- Des enfants, fréquentant des établissements scolaires à Baden, ont sans doute contracté la gale. Alors que des tests sont en cours, un seul cas a été confirmé.
- "Les investigations ont notamment permis de mettre en évidence la présence de chenilles processionnaires des chênes sur les sites fréquentés par les enfants", selon l’ARS.
- Pour éviter de contracter cette maladie de peau contagieuse, il est important de bien suivre les recommandations d’hygiène concernant la literie et les vêtements.
Le 19 mai dernier, un élève de l’école Joseph-Le-Brix à Baden, dans le Morbihan, signale souffrir de boutons entraînant de fortes démangeaisons, selon Ouest-France. Face à ces symptômes pouvant évoquer la gale, une maladie de la peau contagieuse due à un sarcopte (minuscule parasite capable de pénétrer l'épiderme et de s'y reproduire), "l’enfant a été évincé et a suivi un traitement médical, l’ensemble des familles et des personnels ont reçu des conseils pour éviter la propagation. Puis, cinq autres cas ont été signalés la semaine dernière", a indiqué Stéphane Caron, directeur académique des services de l'Éducation nationale du Morbihan. Interrogé par le quotidien, Christophe Bédard, maire de Baden, précise que la deuxième école de la commune, l'établissement privé Saint-Pierre, aurait aussi enregistré des cas suspects.
"Un seul cas de gale est confirmé"
Afin de vérifier si ces boutons sont bien liés à la gale, l’Agence Régionale de Santé Bretagne (ARS) déclare avoir organisé, le 2 juin, "des consultations dermatologiques pour certains patients concernés" D’après Ouest-France, seuls six écoliers parmi la trentaine concernée par des lésions ont été examinés. "À ce stade, un seul cas de gale est confirmé", spécifie l’ARS. Une mère de famille rapporte avoir été contactée par la dermatologue de l’agence alors que son fils avait déjà été traité. Selon le quotidien, plus de 40 cas de gale ont été diagnostiqués, sur le week-end, par des médecins généralistes du secteur. Actuellement, les consultations dermatologiques continuent pour "mener les mesures de gestion adaptées."
Gale : les chenilles processionnaires en cause ?
"Les investigations ont notamment permis de mettre en évidence la présence de chenilles processionnaires des chênes sur les sites fréquentés par les enfants." Ces insectes, s'accrochant à la peau et aux muqueuses, sont connus pour provoquer une réaction urticante par libération d’une toxine, l'histamine. En cas de contacts répétés, des réactions immunitaires et allergiques peuvent aussi survenir.

Comment se protéger de la gale ?
Pour rappel, la transmission de la gale se fait principalement par contacts directs et prolongés avec une personne porteuse du parasite ou plus rarement par contacts indirects par des tissus contaminés (linge, literie, sièges en tissu) dans le milieu familial ou les collectivités avec contacts rapprochés. Ainsi, pour éviter de contracter cette maladie, qui se traite par voie locale et/ou orale, il est essentiel de respecter certaines mesures d’hygiène. Dans la liste, on retrouve le fait de se laver des mains avec du savon, d’éviter tout contact cutané avec son entourage durant les trois jours suivant la première prise de médicaments, de passer l’aspirateur dans toute la maison et jeter immédiatement les sacs à aspirateur utilisés.
"Il est également recommandé de porter des gants à usage unique lors de la manipulation du linge et au moment de la désinfection de l’environnement (literie, oreillers, couverture et tout élément de mobilier constitué de tissus)", recommande l’ARS Grand-Est. Il faut laver le linge à la machine à 60 °C et le sécher à haute température si possible. D’après l’Assurance Maladie, les tissus qui ne peuvent être lavés à l’eau chaude doivent être traités par contact avec une poudre scabicide (qui tue les parasites), pendant au moins 48 heures. "On peut aussi les entreposer pendant 1 semaine dans un sac en plastique étanche à l’air. Le sarcopte ne survit pas plus de quatre jours en l’absence de contact avec la peau."


