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Bactéries

Microbiote : la clé pour détecter les maladies digestives plus tôt ?

Une étude révèle que certaines bactéries du microbiote intestinal et métabolites pourraient permettre de détecter plus tôt des maladies digestives comme les cancers colorectaux, digestifs ou encore les MICI, grâce à l’intelligence artificielle.

Microbiote : la clé pour détecter les maladies digestives plus tôt ? InnerVerse / istock




L'ESSENTIEL
  • Des biomarqueurs intestinaux communs pourraient améliorer le diagnostic des maladies digestives.
  • L’intelligence artificielle permet d’identifier des liens entre différentes pathologies.
  • Ces avancées ouvrent la voie à des tests non invasifs et personnalisés.

Cancer colorectal, cancer gastrique, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)… Ces pathologies digestives pourraient bientôt être détectées plus tôt et plus simplement. Une étude internationale publiée dans le Journal of Translational Medicine met en lumière des biomarqueurs communs dans le microbiote intestinal, ouvrant la voie à des diagnostics moins invasifs et plus personnalisés.

L’intelligence artificielle au service du diagnostic

Pour mieux comprendre ces maladies, des chercheurs de l’Université de Birmingham, entre autres, ont utilisé des outils d’intelligence artificielle. Leur objectif, analyser les bactéries intestinales et les métabolites (le microbiote abrite des milliards de microbes qui transforment nos aliments en milliers de petites molécules, appelées métabolites). Loin d'être de simples déchets, ces métabolites interagissent avec notre système immunitaire et régulent la réponse inflammatoire.

Résultat surprenant : les modèles développés pour une maladie étaient capables d’en prédire une autre. Par exemple, des données liées au cancer gastrique ont permis d’identifier des biomarqueurs de maladies inflammatoires de l’intestin. Comme l’explique le Dr Animesh Acharjee, auteur principal de l’étude, dans un communiqué, "les méthodes diagnostiques actuelles comme l’endoscopie et les biopsies sont efficaces mais peuvent être invasives, coûteuses et parfois manquer les maladies à un stade précoce". Il ajoute : "Ces biomarqueurs pourraient permettre une détection plus précoce et des traitements plus personnalisés".

Des signatures biologiques communes et spécifiques

L’étude révèle que chaque maladie possède ses propres signatures, mais aussi des points communs. Dans le cancer gastrique, certaines bactéries comme les Firmicutes ou les Actinobacteria sont fréquentes, accompagnées de métabolites spécifiques comme la taurine.
Dans le cancer colorectal, d’autres bactéries comme Fusobacterium ou Enterococcus dominent, associées à des molécules comme l’isoleucine. Quant aux maladies inflammatoires de l’intestin, elles impliquent notamment la famille des Lachnospiraceae et des métabolites comme l’urobiline. Fait notable : certains de ces marqueurs se retrouvent dans plusieurs maladies, suggérant des mécanismes biologiques communs.

Vers des tests non invasifs et personnalisés

Grâce à des simulations, les chercheurs ont également mis en évidence des différences nettes entre un microbiote sain et un microbiote malade. Ces résultats renforcent l’idée que ces biomarqueurs pourraient servir d’outils diagnostiques fiables. "Notre analyse souligne le potentiel d’utiliser des biomarqueurs identifiés dans une maladie pour en prédire une autre, conclut le Dr Acharjee. Cette approche pourrait révolutionner le diagnostic de plusieurs maladies digestives".

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