- Lexi Frederick a fait un AVC alors qu'elle était seulement âgée de six semaines.
- Agée de 16 ans, elle a gardé comme séquelles une paralysie cérébrale et une épilepsie.
- Elle raconte aujourd'hui son histoire dans la presse pour mieux faire connaitre l'AVC chez l'enfant.
La majorité des AVC surviennent après 65 ans. Toutefois, il est possible d’en être victime à tous les âges, même lorsqu’on n'est qu’un nourrisson. Lexi Frederick, une adolescente américaine ayant fait un AVC alors qu’elle n’avait que 6 semaines, se fait la porte-parole des enfants ayant été touché par une attaque et qui en portent les séquelles.
"Les enfants peuvent aussi être victimes d’AVC. C’est un de mes objectifs de vie : je veux que chacun en soit conscient afin de pouvoir soutenir et comprendre les autres, pour qu’ils ne les évitent pas et qu’ils puissent les aider à se sentir bien dans leur peau", a confié l’adolescente de 16 ans à la radio WBAL.
AVC chez le bébé : l’adolescente souffre d'épilepsie et de paralysie cérébrale
La jeune fille qui vit dans l’Ohio profite notamment des concours de beauté auxquels elle participe, pour raconter son histoire. Elle a subi un accident vasculaire cérébrale - c'est-à-dire qu’une zone de son très jeune cerveau s’est retrouvée privée de sang - six semaines après sa naissance. Les médecins ne sont pas parvenus à déterminer l’origine du trouble.
Si l’AVC n’a pas été mortel, il lui a laissé des séquelles. L'adolescente souffre d’épilepsie et de paralysie cérébrale. Elle présente notamment des difficultés à mouvoir le côté droit de son corps. Certains gestes du quotidien - comme lacer ses chaussures - sont complexes à réaliser pour elle. Un chien d’assistance baptisé Luna l’aide dans ses tâches.
"Parfois, j'ai l'impression d'être moins bien que les autres à cause de mon handicap, mais je m'adapte et je reste moi-même", a expliqué Lexi dans les médias américains. Mais, elle ne se décourage pas. "Je veux changer le monde, en faire un endroit meilleur pour tous, d'où qu'ils viennent, quelles que soient les difficultés qu'ils rencontrent. Je veux que chacun sache qu'un simple sourire peut faire la différence", ajoute-t-elle. Son travail de sensibilisation, mené aux USA, a été reconnu. Elle fait partie des neuf finalistes du prix américain “Stroke Hero Award”, décerné par la National Stroke Association. Le nom du lauréat sera annoncé le 1er mai.
AVC chez l’enfant : quels sont les signes d’alerte ?
L’AVC de l’enfant est méconnu, et également rare. On dénombre entre 500 et 1.000 cas par an chez les moins 18 ans en France. Cela représente 1 % de l’ensemble des attaques. Toutefois, comme chez l’adulte, la rapidité de diagnostic est primordial pour la survie et à la réduction des séquelles. Il est donc important d’en connaître les signes :
- une faiblesse d’un côté du corps ;
- une perte de coordination ou d'équilibre ;
- un visage asymétrique, déformation de la bouche ;
- une difficulté à parler ;
- des maux de tête intenses et soudains ;
- des troubles de la vision : par exemple une vision floue ou une perte de vision d’un oeil ;
- une somnolence inhabituelle et des difficultés à rester éveillé ;
- un étourdissement ;
- des vomissements ;
- des convulsions : très fréquentes chez les plus jeunes ;
- des difficultés à téter ou à avaler ;
- une altération de la conscience.
"Les causes les plus fréquentes sont, soit silencieuses jusqu’au moment de l’accident (malformations vasculaires), soit banales. Ainsi, le risque d'artériopathie cérébrale (principale cause d’infarctus cérébral artériel de l’enfant) est triplé au décours d’une infection respiratoire et multiplié par 17 dans les mois qui suivent une varicelle. Quant aux accidents périnataux, ils surviennent alors que la grossesse et l’accouchement ont été normaux le plus souvent", explique le Centre National de Référence de l'AVC de l’enfant. Néanmoins, 50 % des AVC chez l’enfant ont une cause inconnue.



