- Cinq nouveaux cas de méningite à méningocoques ont été enregistrés ce samedi en Angleterre.
- Depuis le début de l’épidémie, trente-quatre personnes ont été touchées par la maladie, dont vingt-trois cas confirmés par les autorités.
- L’épidémie aurait débuté dans une discothèque située à Canterbury, une ville du sud-est de l’Angleterre.
L’épidémie se poursuit. Ce samedi, cinq nouveaux cas de méningite à méningocoques ont été enregistrés en Angleterre, portant le nombre total de personnes touchées à trente-quatre depuis début mars. Jusqu’à présent, vingt-trois cas ont été confirmés et deux personnes sont décédées.
L’épidémie aurait commencé dans une discothèque
Plus précisément, l’épidémie touche la région du Kent, dans le sud-est de l'Angleterre. Elle aurait débuté entre le 5 et le 7 mars à Canterbury, dans une discothèque appelée Club Chemistry, très fréquentée par les étudiants de l’Université du Kent. Depuis, les autorités ont mis en place la campagne de vaccination contre le méningocoque B.
La méningite est une infection de la moelle épinière et des méninges, qui sont les enveloppes qui entourent le cerveau. Celle-ci est généralement causée par une bactérie appelée méningocoque, dont il existe plusieurs types : A, B, C, W et Y. En France, depuis 2022, le “méningocoque B est responsable de la majorité des infections invasives à méningocoques (44 % des cas), suivi ensuite par les méningocoques W (29 % des cas) et Y (24 % des cas)”, indique le site vaccination-info-service.fr.
Les antibiotiques constituent le seul traitement du méningocoque B. “La prévention par la vaccination permet de compléter le traitement préventif par antibiotiques instauré pour la protection des sujets ayant eu des contacts proches et répétés avec un malade”, précise l’Institut Pasteur.
Une campagne de vaccination pour lutter contre l’épidémie
Dans le cadre de la campagne de vaccination mise en place par les autorités, plus de 10.500 doses d'antibiotiques ont déjà été distribuées et 4.500 vaccinations ont été effectuées, d’après les chiffres l’UK Health Security Agency (UKHSA), enregistrés le vendredi 20 mars. “Il est rassurant de constater que tant de jeunes éligibles se sont présentés pour recevoir des antibiotiques et se faire vacciner, et nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué à cet effort jusqu'à présent”, souligne le Dr Sherine Thomas, infectiologue à UKHSA.
Malgré cela, les autorités redoutent une hausse des cas. Anjan Ghosh, le directeur de la santé publique au sein des autorités locales du Kent, a expliqué dans une conférence de presse que d’autres régions du Royaume-Uni pourraient être concernées par de “petits foyers sporadiques”. Dans ce scénario, la diffusion serait liée aux déplacements d’étudiants infectés pendant leur période d’incubation.
C’est aussi ce qui est arrivé en France. Selon le ministère de la Santé, une personne ayant séjourné à l’Université du Kent serait malade, actuellement hospitalisée dans un état stable, indique 20 Minutes.
Obligation vaccinale pour les bébés
“Bien que le risque pour la population générale demeure faible, il est essentiel que chacun connaisse les symptômes de la méningite invasive et consulte immédiatement un médecin en cas d'apparition de ces symptômes ou chez une personne de son entourage”, insiste le Dr Sherine Thomas, infectiologue à UKHSA. Parmi les signes les plus fréquents de la maladie figurent la fièvre, la raideur de la nuque, les maux de tête, la confusion ou l’altération de l’état mental, ainsi que les nausées et les vomissements.
Au Royaume-Uni, les nourrissons sont systématiquement vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015. En France, avant le 1er janvier 2025, seul le vaccin contre les méningocoques du sérogroupe C était obligatoire pour les bébés. Mais depuis cette date, ils doivent tous être obligatoirement vaccinés contre les méningocoques A, B, C, X et Y.



