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Enquête

Près d’un salarié sur deux va travailler malgré des signes de maladie

Rhume, toux, fièvre : seuls 25 % des salariés choisissent de rester chez eux malgré des symptômes de maladie, selon une enquête menée auprès de plus de 4.000 personnes.

Près d’un salarié sur deux va travailler malgré des signes de maladie fizkes / istock




L'ESSENTIEL
  • 43 % des salariés vont travailler malgré des symptômes de maladie, selon une enquête OberA.
  • D’après la Dares, 27 % des jours de maladie se traduisent par une présence au travail.
  • Les gestes les plus efficaces (aération, masque) sont peu appliqués dans l'environnement professionel.

Un rhume ? Une toux ? Et pourtant, direction le bureau : en France, la maladie ne rime pas toujours avec repos. "Le présentéisme est un risque car malgré les symptômes, beaucoup continuent de venir travailler", au risque d’entretenir la circulation des microbes.

Pas moins de 43 % des salariés déclarent ainsi se rendre au travail malgré des signes de maladie, selon une enquête menée par OberA (un fournisseur de systèmes de climatisation) auprès de plus de 4.000 personnes. Seuls 25 % choisissent de rester chez eux, et 29 % adaptent leur comportement selon le contexte. "Ce flou nourrit le présentéisme : d’après la Dares, 27 % des jours de maladie se traduisent par une présence au travail", souligne le rapport.

Un recul des gestes barrières

"En France, quand on a un rhume ou une toux, la réponse reste trop souvent la même : on vient quand même." Les mesures pour limiter la transmission des microbes sont pourtant connues : porter un masque, favoriser le télétravail si possible, aérer les pièces. Mais tant que la prévention repose sur l’initiative individuelle, son efficacité reste limitée, selon le communiqué.

Certes, face à un collègue malade, les bons réflexes existent : 53 % des personnes interrogées renforcent l’hygiène des mains, 41 % gardent leurs distances. Mais les actions les plus efficaces sont plus rares : seulement 27 % aèrent davantage et 18 % portent un masque. Plus préoccupant encore, 37 % déclarent n’avoir aucune réaction particulière. Cette passivité révèle un recul des gestes barrières post-Covid et souligne l’absence d’un cadre collectif clair. "Il faut des règles simples et applicables : télétravail si possible, masque en cas de symptômes, aération/ventilation renforcée", recommande l'enquête.

La bonne stratégie : aérer et filtrer

Pour limiter les transmissions de maladies, la meilleure solution n’est pas un mystère : renouveler l'air régulièrement, même en hiver, voire utiliser un purificateur. Pourtant, seule une minorité (31 %) combine ces deux gestes, la moitié des répondants se limitent à une seule action, et 19 % n’agissent pas du tout. "Les microbes circulent, mais les réponses montrent surtout… l’incertitude", conclut le rapport.

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